Voile, une nouvelle lecture du coran

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Mickael Keul


Voile, une nouvelle lecture du coran

Ecrit le 06 oct. 2004, 11:32

Message par Mickael Keul »

Un allemand fait une lecture différente du Coran


Luxenberg publie sous pseudonyme car il sait très bien qu’il s’aventure sur un terrain dangereux et que ses recherches peuvent lui coûter la vie. Les doctrinaires islamiques conventionnels réagissent avec passion et énervement parce que Luxenberg relit le Coran d’une manière entièrement nouvelle, en reconstruisant les racines syro-araméennes du texte arabe.

Le point de vue islamique part du principe que le Coran a été réceptionné par Mahomet ou par ses compagnons au 7ième siècle, et que, depuis, il est demeuré inchangé. Or les recherches sur le texte coranique ont bel et bien prouvé que le texte trouvait ses origines au 7ième siècle, ce qui est indubitable, mais que sa forme actuelle date en fait du 10ième siècle.

L’évolution de l’écriture arabe joue un rôle très important dans les avatars du texte coranique; première remarque de Luxenberg, l’écriture arabe n’existait pas au moment de l’émergence du Coran. Certes, la langue arabe existait, mais, pour la transcription, il a fallu faire usage de la langue syro-araméenne, qui, à l’époque, était tout aussi importante que le sera le latin en Europe quelques siècles plus tard.

Les tribus arabiques se sont rapidement répandues dans les espaces conquis, ce qui a entraîné la prise de conscience d’une conscience identitaire arabe, qui avait besoin d’un système d’écriture propre, lequel devait être créé sur base de l’écriture syro-araméenne.

Le Coran est donc le premier livre écrit en arabe, mais, il faut alors se rappeler qu’à l’époque de son émergence, le fondateur de l’Islam, le Prophète Mahomet, l’a rédigé en abrégé, pour lui servir d’aide-mémoire.

Dans cette forme première, abrégée, les fameux “points diachroniques”, que l’écriture arabe ultérieure rendra pleinement, ont été omis. Des 28 lettres de l’alphabet arabe, seules six sont claires et univoques sans le secours de ces points diachroniques. Les 22 autres laissent la possibilité d’une multitude de variantes interprétatives, si ces points sont omis.

Pour les lettrés de l’époque, cela ne posait aucun problème, car ils connaissaient encore parfaitement les racines syro-araméennes des mots. Pour 900 mots, il a fallu imposer une lecture unitaire du texte sacré, car d’innombrables interprétations commençaient à se télescoper, tant et si bien que l’Islam risquait à tout moment de se désagréger. La tâche des lettrés musulmans a résidé en ceci: présenter le Coran dans une forme écrite, enfin achevée, en introduisant a posteriori les points diachroniques manquants dans le texte, afin de rendre toute interprétation erronée impossible.
Mais là s’est posé un problème : les lettrés islamiques du 10ième siècle ne connaissaient plus les racines syro-araméennes des mots. C’est ainsi que certains passages du Coran paraissent étonnantes. La communauté savante des “coranologues” évoque alors des “passages obscurs”. L’un de ces passages obscurs se trouve dans la sourate 24.31, que les gardiens de la foi islamique considèrent comme un indice important pour ordonner le port obligatoire du voile.

La traduction littérale du texte arabe de ce passage de la sourate 24.31 serait, selon Luxenberg : “Elles doivent rabattre leurs khoumour au-dessus de leurs poches”. Les lettrés coraniques ont toujours eu du mal à interpréter ce passage difficile, si bien qu’ils se sont entendus pour en donner une réadaptation unitaire, que l’on peut traduite comme suit : “Elles doivent (…) tirer leur foulard au-dessus de la fente de leur vêtement (à partir de la découpe du cou descendant vers le bas)”.

Cette phrase est étrange, sonne drôle, ce qui a induit Luxenberg à s’interroger sur sa signification, surtout en se penchant sur trois mots problématiques dans le texte originel, “khoumour”, “poches” et “rabattre”.

Elles doivent rabattre leurs ceintures au-dessus de leurs hanches

Le mot “khoumour” était totalement inconnu des lettrés coraniques du 10ième siècle. Pourtant, il existe en arabe un mot similaire, qui signifie “recouvrir” et dont ils se sont aidés. Luxenberg, en revanche, a réussi à prouver que la signification originelle, syro-araméenne, du mot “khoumour” était “ceinture”. Cette découverte est corroborée par le fait que le mot “rabattre” dans les textes syro-araméens est toujours lié à “ceinture”.

Le passage obscur, après ce travail de défrichage, devrait se traduire ainsi : “Elles doivent rabattre leur ceinture sur leurs poches”. Ainsi, le dernier mot qu’il convient de rechercher apparaît clairement.

Le travail méticuleux du philologue Luxenberg a permis une nouvelle traduction : le terme “poches” devient “hanches” (en allemand : “Lenden”, qui signifie aussi “lombes” ou “reins”, ndt). De cette façon, le commandement de porter un voile ou un foulard, devient : “Elles doivent rabattre/mettre leurs ceintures au-dessus de leurs hanches”. Qui plus est, cette nouvelle lecture peut se référer à un fait historique: rappelons-nous que le Coran contient de nombreux passages où l’on ordonne aux femmes de porter une ceinture, de nouer une ceinture autour de la taille, signe de moralité. De même, les hommes ne devaient apparaître à la prière que muni d’une ceinture autour de la taille.

La haute signification de la ceinture n’est pas seulement le propre de la culture arabo-islamique. Dans l’Europe chrétienne, la ceinture revêtait (et revêt toujours) une signification.

Par exemple, la ceinture du moine qui souligne la nécessité d’une vie ascétique. La ceinture symbolise dans ce cas la séparation entre la partie supérieure du corps de la partie inférieure, jugée infâmante et maudite.

Par ailleurs, en Europe médiévale, les prostituées ne pouvaient pas, sous peine de sanction, porter de ceinture, car il leur était interdit de s’affubler d’un symbole de haute moralité.

Luxenberg en conclut que la sourate 24.31 ne prescrit pas aux femmes de porter un foulard. Il estime qu’elles devraient au contraire utiliser le sens réel et originel de cette sourate pour s’opposer aux ukases des nouveaux doctrinaires de la foi.

Certes, les travaux d’un seul philologue ne peuvent pas ébranler l’influence concrète d’une texte considéré comme sacré, ni façonner l’expression de la foi islamique. Cependant, le résultat de sa recherche philologique pourrait inspirer la jurisprudence allemande. En tout cas, les travaux de Luxenberg ramènent le débat à un niveau concret et nous inciter à affronter plus sereinement, sur des bases plus solides, les dogmes religieux.

sources:
Article de Robert BRAUN, tiré de “Junge Freiheit”, Berlin, n°39/2004, 17 septembre 2004)

Source : Christoph LUXENBERG, Die syro-aramaeische Leseart des Koran. Ein Beitrag zur Entschluesselung der Koransprache, 2. Überarb. Neuauflage, 2004.


L’article de Luxenberg dans la revue catholique “Imprimatur” peut se lire sur le net :

http://www.phil.uni-sb.de/projekte/imprimatur

Simplement moi

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Ecrit le 06 oct. 2004, 12:25

Message par Simplement moi »

Alors si je lis bien... elles sont toutes "ceinturéées" à l'insu de leur plein gré :lol: :lol:

El Mahjouba-Marie

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Ecrit le 06 oct. 2004, 15:49

Message par El Mahjouba-Marie »

Genèse


Rebecca leva aussi les yeux, vit Isaac, et descendit de son chameau.
24.65
Elle dit au serviteur: Qui est cet homme, qui vient dans les champs à notre rencontre? Et le serviteur répondit: C'est mon seigneur. Alors elle prit son voile, et se couvrit. 8-)
24.66

Mickael Keul


Ecrit le 06 oct. 2004, 16:38

Message par Mickael Keul »

et se couvrit -..................quoi ??? la question est posée !!!

Ma pauvre Marie, tu te fous toujours dans des guépiers pas possibles


Image

desertdweller


Ecrit le 07 oct. 2004, 02:08

Message par desertdweller »

Si on suis les explications de Luxenberg, l'Arabie du temps du prophete devait ressembler a Bali avant l'arrivee des touristes. :lol:

Simplement moi

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Ecrit le 07 oct. 2004, 04:11

Message par Simplement moi »

Lien intéressant sur "les voiles" :lol:

http://www.culture-arabe.irisnet.be/voile.htm

Extrait:

"Le voile est venu aux Arabes par le canal des Perses. Au début ce sont les femmes des couches aisées qui portaient le voile pour se distinguer des femmes des strates inférieures ainsi que des servantes. Peu à peu le voile ne tarda pas à gagner l'ensemble de la gent féminine de tous les milieux musulmans à cause du principe égalitariste qui comprenait qu'un croyant était égal à un autre croyant. Quant à l'obligation faite aux femmes de rester cloîtrées dans leurs demeures, elle est venue aux arabes par le biais des Byzantins qui l'avaient adoptée des Grecs anciens"(19).

La religion musulmane arrive sur un terrain en plein changement, en pleine ébullition, à La Mecque, ville arabe très importante et très cultivée, ville marchande de tous les échanges, de tous les tournois poétiques. Au VIIe siècle, les influences juives, judéo-chrétiennes, zoroastriennes, grecques (pour la pensée, et plus populairement pour le polythéisme), phéniciennes (par le passé proche), de la filiation linguistique (araméenne ou encore akkadienne et même sumérienne, par fait d'histoire et de traditions), orientales (par le commerce) : toutes vivent, se côtoient.

Lorsque l'on évoque ce que la majorité interprète comme recommandation de se voiler chez les musulmans orthodoxes, cette mode, puis coutume, cherche à s'infiltrer de différents côtés mais, encore du temps du Prophète et même, dans les temps qui suivirent(20), "les Arabes avaient l'habitude d'amener avec eux leurs femmes, non pas pour batailler à leurs côtés, mais pour qu'elles s'exhibent partiellement nues devant l'ennemi, poussant ainsi leurs maris et leur clan à plus de bravoure pour mieux défendre leur honneur mis en jeu de façon aussi théâtrale et aussi dramatique.

La tradition musulmane nous a même informé que Mohammed ne dérogeait pas à cette pratique quand il partait en guerre en emmenant avec lui sa femme favorite Aïcha(21). "Les Mecquois avaient tout loisir d'admirer la beauté féminine de leurs concitoyennes, et même le Prophète ne s'en est pas privé, comme il ressort à travers l'ordre qui lui a été édicté par le Coran pour mettre fin à ses mariages à répétition :

"Désormais, il ne te sera permis de n'épouser de nouvelles femmes que parmi tes esclaves. Et il t'est interdit d'échanger de nouvelles femmes contre d'autres, quand bien même tu serais ravi par leur beauté" [33,52](22).

Nous sommes au VIIe siècle. Nous observons que deux phénomènes ont touché le monde arabe durant la même période : l'arrivée du voile d'abord, puis une prophétie accueillie après bien des luttes et des résistances, qui devra, en quelque sorte, "suivre le courant" pour se faire admettre et qui servira par la suite à installer l'habitude du voile dans la sphère arabe qui avait résisté partiellement jusqu'alors aux us orientaux et grecs

desertdweller


Ecrit le 07 oct. 2004, 05:55

Message par desertdweller »

Il y a tous les ans des concours de recitation du coran. Ca passe a la TV. J'ai pas encore vu des nanas a poil. Les traditions ne sont plus ce qu'elles etaient. :?

El Mahjouba-Marie

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Ecrit le 07 oct. 2004, 15:02

Message par El Mahjouba-Marie »

Mickael Keul a écrit :et se couvrit -..................quoi ??? la question est posée !!!

Ma pauvre Marie, tu te fous toujours dans des guépiers pas possibles


Image
les pieds. . . :shock:

Un voile se pose sur la tête :roll:

Un soir qu'Isaac était sorti pour méditer dans les champs, il leva les yeux, et regarda; et voici, des chameaux arrivaient.
24.64
Rebecca leva aussi les yeux, vit Isaac, et descendit de son chameau.
24.65
Elle dit au serviteur: Qui est cet homme, qui vient dans les champs à notre rencontre? Et le serviteur répondit: C'est mon seigneur. Alors elle prit son voile, et se couvrit.
24.66




Genèse
On en informa Tamar, et on lui dit: Voici ton beau-père qui monte à Thimna, pour tondre ses brebis.
38.14
Alors elle ôta ses habits de veuve, elle se couvrit d'un voile et s'enveloppa, et elle s'assit à l'entrée d'Énaïm, sur le chemin de Thimna; car elle voyait que Schéla était devenu grand, et qu'elle ne lui était point donnée pour femme.
38.15
Juda la vit, et la prit pour une prostituée, parce qu'elle avait couvert son visage.

ostervald

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Ecrit le 07 oct. 2004, 15:06

Message par ostervald »

Juda la vit, et la prit pour une prostituée, parce qu'elle avait couvert son visage

:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:

Le voile est donc un signe distinctif, une femme voilée est donc une prostitué!


:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:

A+

El Mahjouba-Marie

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Ecrit le 07 oct. 2004, 15:16

Message par El Mahjouba-Marie »

ostervald a écrit :Juda la vit, et la prit pour une prostituée, parce qu'elle avait couvert son visage

:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:

Le voile est donc un signe distinctif, une femme voilée est donc une prostitué!


:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:

A+
et ben, dirais-tu que Marie et les femmes des Prophètes sont des prostitués, si des prostituées se cachaient le visage est-ce pour autant que toutes les saintes femmes de l'époque sont des prostituées?

J'allucine, vous êtes croyant?

Corinthien 1
11.5
Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c'est comme si elle était rasée.
11.6
Car si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile.
11.7
L'homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu'il est l'image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme.
11.8
En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l'homme;
11.9
et l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l'homme.
11.10
C'est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend.
11.11

que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; mais qu'elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi.
14.35
Si elles veulent s'instruire sur quelque chose, qu'elles interrogent leurs maris à la maison; car il est malséant à une femme de parler dans l'Église.
14.36

Mickael Keul


Ecrit le 07 oct. 2004, 17:44

Message par Mickael Keul »

11.6
Car si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile.


tiens donc, ta "soeur" qui s'est rasée doit etre honteuse alors !! :)

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