L'esclavage en terre d'orient : par Gustave le bon

Forum Chrétien / Musulman / Judaisme Bible -Thora face au Coran. Lire la charte du forum religion.

Règles du forum
Le dialogue interreligieux est une forme organisée de dialogue entre des religions ou spiritualités différentes. Ultérieurement, la religion a considéré l'autre comme n'étant pas la vérité révélée. C'est ainsi que les premiers contacts entre l'islam et le christianisme furent souvent difficiles, et donnèrent lieu à des guerres impitoyables comme les croisades.
Répondre
abdel19

* [ Aucun rang ] *

Messages : 1488
Enregistré le : 17 oct. 2006, 07:30

L'esclavage en terre d'orient : par Gustave le bon

Ecrit le 15 avr. 2007, 05:15

Message par abdel19 »

Extrait de Gustave Le Bon (1841-1931) : La civilisation des Arabes (1884).

Le mot d'esclavage évoque immédiatement dans l'esprit d'un Européen, lecteur des romans américains d'il y a trente ans, l'image de malheureux chargés de chaînes, menés à coups de fouet, à peine nourris et n'ayant pour demeure qu'un sombre cachot.

Je n'ai pas à rechercher ici si ce tableau de l'esclavage, tel qu'il existait chez les Anglais de l'Amérique il y a quelques années, est bien exact, et s'il est vraisemblable qu'un propriétaire d'esclaves ait jamais songé à maltraiter et par conséquent à détériorer une marchandise aussi coûteuse que l'était alors un nègre. Ce qui est au moins certain, c'est que l'esclavage chez les mahométans est fort différent de ce qu'il était chez les chrétiens. La situation des esclaves en Orient est bien préférable en effet à celle des domestiques en Europe. Ils font partie de la famille, arrivent parfois, comme nous l'avons vu précédemment, à épouser une des filles de leur maître et peuvent s'élever aux plus hauts emplois. Aucune idée humiliante ne s'attache en Orient à l'esclavage, et on a dit avec raison que l'esclave y est plus près de son maître qu'un domestique chez nous.


« L'esclavage, dit M. About, est si peu méprisé en pays musulman, que les sultans de Constantinople, chefs sacrés de l'islam, naissent tous de femmes esclaves, et n'en sont pas moins fiers, il s'en faut. Les mameluks, qui ont longtemps régné en Égypte, continuaient leurs familles en achetant les enfants du Caucase, qu'ils adoptaient à leur majorité. Souvent encore un grand seigneur égyptien, instruit et développe un enfant esclave qu'il marie ensuite à sa fille et substitue à tous ses droits ; et on rencontre au Caire des ministres, des généraux, des magistrats de l'ordre le plus élevé qui ont valu mille à quinze cents francs dans leur première jeunesse. »

Tous les voyageurs, qui ont eu occasion d'étudier sérieusement l'esclavage en Orient, ont dû reconnaître à quel point étaient peu fondées les réclamations aussi bruyantes que peu désintéressées des Européens contre cette institution. La meilleure preuve qu'on puisse alléguer en sa faveur, c'est qu'en Égypte les esclaves qui veulent leur liberté peuvent l'obtenir par une simple déclaration faite devant un juge, et cependant n'usent presque jamais de ce droit. « Nous ne pouvons dissimuler, ajoute M. Ebers après avoir fait la même remarque, que le sort de l'esclave chez les peuples attachés à l'islam doit être qualifié de relativement agréable. »

Je pourrais multiplier facilement des citations identiques ; je me bornerai à mentionner l'impression produite par l'esclavage en Orient sur les auteurs qui ont eu occasion de l'observer récemment en Égypte.


« L'esclavage en Égypte est une chose si douce, si naturelle, si utile et si féconde, dit M. Charmes, que sa disparition complète y serait un vrai malheur. Le jour où les peuplades sauvages de l'Afrique centrale ne pourront plus vendre les captifs qu'elles font à la guerre, ne voulant pas les nourrir gratuitement, il est clair qu'elles s'en nourriront : elles les mangeront, or, si l'esclavage est une plaie hideuse, qui fait honte à l'humanité, elle paraît bien préférable à l'anthropophagie, du moins lorsqu'on se place au point de vue des mangés ; car il est certainement des philanthropes anglais qui trouvent plus conforme à la dignité humaine que les noirs soient avalés par leurs semblables que soumis à un joug étranger. »

« Aujourd'hui, la liberté accordée aux esclaves, écrit M. de Vaujany, directeur de l'école des langues du Caire, leur permet de vivre à leur guise sans être inquiétés ; cependant très peu profitent de ce privilège ; ils préfèrent leur état de servitude exempte de toute oppression, à l'insécurité d'une situation qui souvent ne serait pour eux qu'une source de peines et d'embarras.

Loin d'être malheureuse, la condition des esclaves en Égypte les élève presque toujours au-dessus de celle d'où ils ont été tirés. Beaucoup d'entre eux, les blancs principalement, sont arrivés aux postes les plus éminents. Un enfant né d'une esclave est l'égal d'un enfant légitime, et s'il est l'aîné de la famille, il a droit à toutes les prérogatives attachées à son rang. Cette fameuse milice des mamelouks, qui a si longtemps gouverné l'Égypte, ne se recrutait que parmi les esclaves. Ali bey, Ibrahim bey, le farouche Mourad bey, défait à la bataille des Pyramides, avaient été achetés dans les bazars. Aujourd'hui encore, il n'est pas rare de rencontrer un officier supérieur ou un fonctionnaire de haut rang, qui a été esclave dans sa jeunesse, on en voit même, devenus fils adoptifs, ayant reçu une éducation soignée, épouser la fille de leur maître. »


Ce n'est pas en Égypte seulement que les esclaves sont traités avec la plus grande douceur ; il en est de même dans tous les pays soumis à la loi de l'islam. Dans la relation de son voyage au Nedjed, une Anglaise, lady Blunt, relatant une de ses conversations avec un Arabe, écrit les lignes suivantes :


« Une chose qu'il ne pouvait pas comprendre de la part du gouvernement britannique, c'est qu'il eût quelque intérêt à entraver partout le commerce d'esclaves. Nous lui dîmes que c'était dans l'intérêt de l'humanité. « Mais, répondit-il, ce commerce n'a rien de commun avec la cruauté. » Il insista : « Qui a jamais vu maltraiter un nègre ? » Nous n'aurions pu dire, en effet, que nous l'avions vu faire quelque part en Arabie, et, de fait, ajoute l'auteur anglais, il est notoire que parmi les Arabes, les esclaves sont des enfants gâtés plutôt que des serviteurs. »


Rien sans doute n'est plus condamnable en principe que l'esclavage, mais les principes artificiels créés par les hommes ne jouent qu'un rôle bien faible dans la marche des choses. En ne se plaçant même qu'au point de vue du nègre, il est clair que pour une créature aussi inférieure, l'esclavage est chose excellente. Rien ne peut valoir pour ces natures enfantines, faibles et imprévoyantes, un maître que son intérêt oblige à prévoir tous leurs besoins. Nous en voyons la preuve dans la triste décadence où sont tombés la plupart des anciens esclaves de l'Amérique devenus libres après la guerre de sécession, et n'ayant plus qu'à compter sur eux-mêmes.

Quant à détruire la traite des nègres, comme prétendent le faire les Anglais, il faudrait, pour réussir dans cette tentative, empêcher la demande des esclaves, c'est-à-dire transformer entièrement les mœurs de tout l'Orient, et, du même coup, modifier quelque peu le reste du monde. Jusque-là, l'intervention hypocrite des Européens dans des affaires qui les intéressent en réalité fort peu sera entièrement inutile et n'aura d'autre résultat que de les faire détester davantage des Orientaux.


« Les expéditions contre les négriers du Soudan, dont on a fait grand bruit, n'ont été en réalité, dit un Anglais J. Cooper, dans son récent ouvrage sur la traite en Afrique, que des razzias ajoutant des massacres à des massacres. On a détruit quelques postes de chasseurs d'esclaves, bien vite rétablis sans doute après la retraite de l'expédition ; mais, en somme, cette énorme dépense d'argent et de sang humain a peu servi, et jamais des tentatives de ce genre n'ont entravé la traite. »

Les Européens, qui interviennent en Orient pour empêcher par la force le commerce des esclaves, sont assurément des philanthropes vertueux animés des intentions les plus pures ; mais les Orientaux ne sont pas du tout persuadés de la pureté de ces intentions, et font remarquer que ces mêmes philanthropes vertueux, si tendres pour les noirs, forcent à coups de canon les Chinois à subir des importations d'opium, qui font périr plus d'hommes en une année que la traite des nègres n'en détruit dans une période dix fois plus longue.

Brunehaut

* [ Aucun rang ] *

Messages : 543
Enregistré le : 31 janv. 2007, 11:34

Ecrit le 15 avr. 2007, 05:45

Message par Brunehaut »

Heureusement qu'on a changé d'avis depuis Gustave La Bon ! (mort en 1931 quand même... source d'actualité n'est-ce pas !) Ce n'est pas parce que certains esclaves ou ex-sclaves peuvent occuper des places importantes que le gros des troupes ne souffre pas, comme le montre l'exemple de Rome. Et traverser le Sahara à pied, ça ne fait jamais du bien (on estime que la moitié en mourrait).

Saladin l'exilé

* [ Aucun rang ] *

Messages : 367
Enregistré le : 21 févr. 2007, 22:57

Ecrit le 15 avr. 2007, 05:50

Message par Saladin l'exilé »

Brunehaut a écrit :Heureusement qu'on a changé d'avis depuis Gustave La Bon ! (mort en 1931 quand même... source d'actualité n'est-ce pas !) Ce n'est pas parce que certains esclaves ou ex-sclaves peuvent occuper des places importantes que le gros des troupes ne souffre pas, comme le montre l'exemple de Rome. Et traverser le Sahara à pied, ça ne fait jamais du bien (on estime que la moitié en mourrait).


Les gens de 1931 avaient une vision plus neutre du monde musulman.
Les avis des "spécialistes" de notre époque n'ont aucune valeur car leur jugement est influencé par l'actualité.

Brunehaut

* [ Aucun rang ] *

Messages : 543
Enregistré le : 31 janv. 2007, 11:34

Ecrit le 15 avr. 2007, 16:10

Message par Brunehaut »

Saladin l'exilé a écrit :Les gens de 1931 avaient une vision plus neutre du monde musulman.
Les avis des "spécialistes" de notre époque n'ont aucune valeur car leur jugement est influencé par l'actualité.


Je ne pense pas que l'Occident ait jamais eu une vision neutre du monde musulman, et sutout pas à l'époque coloniale.

Sinon tu parles de quelle actualité ? Celle des travailleurs philippins de Dubaï, à qui on confisque le passeport ?

Brunehaut

* [ Aucun rang ] *

Messages : 543
Enregistré le : 31 janv. 2007, 11:34

Ecrit le 15 avr. 2007, 16:34

Message par Brunehaut »

Voilà un extrait d'un dossier assez équilibré d'Hérodote sur la question :

"Si la traite des esclaves blancs a rapidement buté sur la résistance des Européens, il n'en a pas été de même du trafic d'esclaves noirs en provenance du continent africain.

La traite arabe commence en 652, vingt ans après la mort de Mahomet, lorsque le général arabe Abdallah ben Sayd impose aux Nubiens (les habitants de la vallée supérieure du Nil) la livraison de 360 esclaves par an. Les spécialistes évaluent de douze à dix-huit millions d'individus le nombre d'Africains victimes de la traite arabe au cours du dernier millénaire, du VIIe au XXe siècle, soit à peu près autant que la traite européenne à travers l'océan Atlantique, du XVIe siècle au XIXe siècle.

Le trafic suit d'abord les routes transsahariennes. Des caravanes vendent, à Tombouctou par exemple, des chevaux, du sel et des produits manufacturés. Elles en repartent l'année suivante avec de l'or, de l'ivoire, de l'ébène et... des esclaves pour gagner le Maroc, l'Algérie, l'Égypte et, au-delà, le Moyen-Orient. Au XIXe siècle se développe aussi la traite maritime entre le port de Zanzibar (aujourd'hui en Tanzanie) et les côtes de la mer Rouge et du Golfe persique.

Le sort de ces esclaves, razziés par les chefs noirs à la solde des marchands arabes, est dramatique. Après l'éprouvant voyage à travers le désert, les hommes et les garçons sont systématiquement castrés avant leur mise sur le marché, au prix d'une mortalité effrayante, ce qui fait dire à l'anthropologue et économiste Tidiane N'Diyae : «Le douloureux chapitre de la déportation des Africains en terre d'Islam est comparable à un génocide. Cette déportation ne s'est pas seulement limitée à la privation de liberté et au travail forcé. Elle fut aussi - et dans une large mesure- une véritable entreprise programmée de ce que l'on pourrait qualifier d' "extinction ethnique par castration"» (*).

Les contes des Mille et Une Nuits, écrits au temps du calife Haroun al-Rachid (et de Charlemagne), témoignent des mauvais traitements infligés aux esclaves noirs et du mépris à leur égard (bien qu'ils fussent musulmans comme leurs maîtres). Ce mépris a perduré au fil des siècles. Ainsi peut-on lire sous la plume de l'historien arabe Ibn Khaldoun (1332-1406): «Les seuls peuples à accepter l'esclavage sont les nègres, en raison d'un degré inférieur d'humanité, leur place étant plus proche du stade animal» (*). Ces propos, notons-le, précèdent de deux siècles la traite atlantique des Occidentaux. "

Source : http://www.herodote.net/dossiers/synthese.php5?ID=12

Voir aussi : http://www.herodote.net/dossiers/synthese.php5?ID=12

Et sur Gustave Le Bon, qui n'était même pas vraiment spécialiste du monde arabe ou historien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Le_Bon


Le mythe de l'esclave heureux n'est qu'une manière de légitimer l'esclavage, l'oppression... et la colonisation ! :wink:

Brunehaut

* [ Aucun rang ] *

Messages : 543
Enregistré le : 31 janv. 2007, 11:34

Ecrit le 15 avr. 2007, 16:36

Message par Brunehaut »

Pardon, le deuxième lien devait être celui-ci : http://fr.wikipedia.org/wiki/Traite_musulmane

Saladin l'exilé

* [ Aucun rang ] *

Messages : 367
Enregistré le : 21 févr. 2007, 22:57

Ecrit le 15 avr. 2007, 16:42

Message par Saladin l'exilé »

Brunehaut a écrit :
Saladin l'exilé a écrit :Les gens de 1931 avaient une vision plus neutre du monde musulman.
Les avis des "spécialistes" de notre époque n'ont aucune valeur car leur jugement est influencé par l'actualité.


Je ne pense pas que l'Occident ait jamais eu une vision neutre du monde musulman, et sutout pas à l'époque coloniale.

Sinon tu parles de quelle actualité ? Celle des travailleurs philippins de Dubaï, à qui on confisque le passeport ?


Je veux dire qu'à l'époque colonial,les européens étaient plus neutre envers l'Islam car c'était une religion nouvelle pour eux.
Il n'y avait pas de guerre contre l'Islam en ce temps.

Or les gens de nos jours essayent de modifier l'histoire pour salir l'image de l'Islam.
On voit plusieurs tentative,comme celle qui nie la splendeurs de la civilisation musulmane,ou l'excuse de l'esclavage pratiqué par blancs à travers l'esclavage pratiqué par les civilisations musulmanes.

oko

* [ Aucun rang ] *

Messages : 748
Enregistré le : 28 mars 2007, 14:45

Ecrit le 15 avr. 2007, 16:43

Message par oko »

D’après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
Deux femmes de Hudhayl s'étant disputées, l'une d'elles frappa l'autre et lui fit faire une fausse couche. Le Prophète (pbAsl) décida qu'il y avait à payer comme compensation un esclave homme ou femme de bonne qualité.

Sahîh de Muslim :3183

oko

* [ Aucun rang ] *

Messages : 748
Enregistré le : 28 mars 2007, 14:45

Ecrit le 15 avr. 2007, 16:44

Message par oko »

Al-Baqara - 2.178. ô les croyants ! On vous a prescrit le talion au sujet des tués : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Mais celui à qui son frère aura pardonné en quelque façon doit faire face à une requête convenable et doit payer des dommages de bonne grâce. Ceci est un allégement de la part de votre Seigneur et une miséricorde. Donc, quiconque après cela transgresse, aura un châtiment douloureux.

Brunehaut

* [ Aucun rang ] *

Messages : 543
Enregistré le : 31 janv. 2007, 11:34

Ecrit le 15 avr. 2007, 17:01

Message par Brunehaut »

Saladin l'exilé a écrit :
Brunehaut a écrit :
Saladin l'exilé a écrit :Les gens de 1931 avaient une vision plus neutre du monde musulman.
Les avis des "spécialistes" de notre époque n'ont aucune valeur car leur jugement est influencé par l'actualité.


Je ne pense pas que l'Occident ait jamais eu une vision neutre du monde musulman, et sutout pas à l'époque coloniale.

Sinon tu parles de quelle actualité ? Celle des travailleurs philippins de Dubaï, à qui on confisque le passeport ?


Je veux dire qu'à l'époque colonial,les européens étaient plus neutre envers l'Islam car c'était une religion nouvelle pour eux.
Il n'y avait pas de guerre contre l'Islam en ce temps.

Or les gens de nos jours essayent de modifier l'histoire pour salir l'image de l'Islam.
On voit plusieurs tentative,comme celle qui nie la splendeurs de la civilisation musulmane,ou l'excuse de l'esclavage pratiqué par blancs à travers l'esclavage pratiqué par les civilisations musulmanes.


C'est le contraire : c'est par peur de diminuer l'importance de la traite atlantique que la traite arabe a été si peu étudiée. Heureusement c'est en train de changer.

Qui sont ces gens qui essaient de salir l'image de l'islam ? Tu as des noms d'historiens, je suppose ?

Tu vois le biais de l'islamophobie dans ce que dit tel ou tel historien, c'est bien, tu apprends l'esprit critique ! Maintenaint il faudrait regarder les autres biais possibles :

- on peut chercher à présenter la vie des esclaves noirs sous les arabes par exemple pour valoriser les arabes et donc critiquer la colonisation (attitude plausible dans les années 1920)

-on peut dire qu'après tout, tous ces esclaves n'étaient que des noirs, et l'esclavage n'est pas si grave ! Il faut être très méfiant lorsque qui que ce soit présente l'esclavage dans telle ou telle civilisation comme une condition douce.
Et si l'esclavage peut être agréable, pourquoi pas la colonisation ?

Brunehaut

* [ Aucun rang ] *

Messages : 543
Enregistré le : 31 janv. 2007, 11:34

Re: L'esclavage en terre d'orient : par Gustave le bon

Ecrit le 15 avr. 2007, 17:03

Message par Brunehaut »

D'ailleurs, si je te cite :

abdel19 a écrit :Extrait de Gustave Le Bon (1841-1931) : La civilisation des Arabes (1884).

[...]Rien sans doute n'est plus condamnable en principe que l'esclavage, mais les principes artificiels créés par les hommes ne jouent qu'un rôle bien faible dans la marche des choses. En ne se plaçant même qu'au point de vue du nègre, il est clair que pour une créature aussi inférieure, l'esclavage est chose excellente. Rien ne peut valoir pour ces natures enfantines, faibles et imprévoyantes, un maître que son intérêt oblige à prévoir tous leurs besoins. Nous en voyons la preuve dans la triste décadence où sont tombés la plupart des anciens esclaves de l'Amérique devenus libres après la guerre de sécession, et n'ayant plus qu'à compter sur eux-mêmes.


Simplement moi

* [ Aucun rang ] *

Messages : 17964
Enregistré le : 21 avr. 2004, 08:21
Localisation : Sur Terre ! parisienne...

Ecrit le 16 avr. 2007, 17:47

Message par Simplement moi »

Alors comme cela on donne des textes comme présentant les musulmans comme des anges de vertu vis à vis des esclaves... et a la première lecture on se rend compte que la personne qui écrit cela n'a nulle idée de l'Islam :

« L'esclavage, dit M. About, est si peu méprisé en pays musulman, que les sultans de Constantinople, chefs sacrés de l'islam, naissent tous de femmes esclaves, et n'en sont pas moins fiers, il s'en faut. Les mameluks, qui ont longtemps régné en Égypte, continuaient leurs familles en achetant les enfants du Caucase, qu'ils adoptaient à leur majorité. Souvent encore un grand seigneur égyptien, instruit et développe un enfant esclave qu'il marie ensuite à sa fille et substitue à tous ses droits ; et on rencontre au Caire des ministres, des généraux, des magistrats de l'ordre le plus élevé qui ont valu mille à quinze cents francs dans leur première jeunesse. »

faut il rappeller que depuis l'épisode du divorce de la femme du "fils adoptif" du prophète de l'islam... l'adoption n'a plus cours ?

Simplement moi

* [ Aucun rang ] *

Messages : 17964
Enregistré le : 21 avr. 2004, 08:21
Localisation : Sur Terre ! parisienne...

Ecrit le 16 avr. 2007, 17:50

Message par Simplement moi »

Ceci dit, je rajouterai qu'après des centaines de participations niant que l'islam ait été esclavagiste, voici un texte qui confirme qu'il l'était.

C'est ce qu'il faut retirer de l'histoire.

Et comme bien souvent, un texte voulant nous prouver une chose... ne fait que confirmer ce que les musulmans sont en train de nier depuis des mois :D

Willy35

Christianisme [Évangélique]

Messages : 313
Enregistré le : 11 oct. 2006, 11:18

Ecrit le 17 avr. 2007, 06:00

Message par Willy35 »

Les musulmans sont les plus grands esclavagistes de toute l'histoire et dans certains pays musulmans, l'esclavage n'a toujours pas été aboli.

Répondre
  • Sujets similaires
    Réponses
    Vues
    Dernier message

Retourner vers « Dialogue islamo-chrétien »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Athanase, prisca, spin et 20 invités