Le sacrifice du fils d’Ibrahim

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Citizenkan

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Le sacrifice du fils d’Ibrahim

Ecrit le 09 mai 2020, 20:55

Message par Citizenkan »

LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM (AS) 1/4
(Article de Nordine Bennecer)

http://mizab.over-blog.com/2020/05/le-s ... s-1/4.html

Ismaïl ou Ishaq (AS)
La question du sacrifice du fils d’Ibrahim (AS) a suscité des interrogations chez de nombreux auteurs musulmans. En effet, il s’agissait de connaître avec exactitude le nom de l’enfant sacrifié et des convertis à l’Islam, qu’ils soient d’origine juive ou chrétienne ont pour certains, eu tendance à tirer « la couverture de leur côté » et ont privilégié Ishaq (AS) car correspondant à ce que leur disait la bible.
La principale méthode utilisée en Islam pour démontrer qu’il s’agissait de l’un ou de l’autre enfant, consistait et consiste toujours à faire des recoupements de versets et/ou de hadiths.
Actuellement, l’étude philologique, grammaticale et linguistique permet de solutionner ce problème. Mais pourquoi parler de problème ?
Avant toute chose, chez les musulmans, ce n’en est pas un car quel que soit le nom de l’enfant, ce sont le sacrifice, la soumission et le dévouement à l’injonction divine d’Ibrahim (AS) qui priment. Il importe peu qu’il s’agisse d’Ismaïl ou d’Ishaq (AS) car les deux sont bénis et fils d’Ibrahim (AS).
En revanche, chez les juifs et les chrétiens, la donne est différente ; ils affirment qu’il s’agit d’Ishaq (AS) et non pas d’Ismaïl (AS). Cela est liée à l’idée de leur filiation à Ishaq (AS) en qui doit se réaliser la promesse divine de bénir toutes les familles de la terre dans la descendance d’Ibrahim (AS).
Nous savons que les prophètes des fils d’Israël ne sont venus que pour leur propre peuple et non pas pour l’humanité entière. Même Jésus (AS) a affirmé qu’il n’était « envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël » (Matthieu 15 24)). La mission universelle de ce dernier est aussi affirmée dans la finale de Marc dont on sait qu’elle est un ajout tardif et qui, selon Bart Ehrman comporte en plus une faute d’orthographe.

En outre, l’étude des structures grammaticales des versets de la bible démontrent des ajouts d’auteurs occidentaux dans l’expression des évènements rapportés, sans compter les nombreux anachronismes du type camélidés présents au temps d’Ibrahim et des générations suivantes (AS).
En revanche, dans le Coran, l’approche grammaticale couplée au recoupement de versets permettent d’apporter la solution et de démontrer avec une entière certitude qu’Ismaïl (AS) fût l’enfant proposé au sacrifice.

L’absence du nom d’Ismaïl (AS)
La principale critique du texte coranique selon ses détracteurs est l’absence supposée du nom d’Ismaïl (AS). Ce constat illustre la légèreté de leurs auteurs car en littérature, nous savons que l’absence d’un élément ne signifie son absence. En l’espèce, il s’agit d’un procédé rhétorique permettant d’aborder le sujet de manière différente, de donner un éclat particulier et de l’intelligence au texte. En effet, parmi les arts de l’esprit, la maîtrise savante de la poésie, de l’expression littéraire et de l’emploi de figures de styles, dénotent indéniablement un marqueur de supériorité linguistique. Tout chercheur doit nécessairement en maîtriser les codes pour appréhender correctement les textes étudiés.
Pour illustrer le propos, prenons la phrase suivante :
« Ibrahim (AS) a vu ses enfants jouer ». Elle ne contient pas le nom des enfants ; s’agit-il d’Ismaïl et d’Ishaq (AS) ? Celui qui ne connaît pas les règles grammaticales dira que ce ne sont pas ces derniers car leurs noms ne figurent pas.
La grammaire nous commande de lire la phrase et de relever l’emploi du pronom possessif (ses) pour les enfants, ce qui signifie qu’il s’agit des enfants d’Ibrahim (AS) et que le possessif nous renseigne sur l’identité des enfants.
C’est le cas dans le Coran car la première idée qui vient à tout chercheur sincère et dévoué lorsqu’il dit qu’il manque une chose dans un récit est qu’il doit y avoir une « alarme » interne, un signal qui retentit au mot manque ; il doit penser au mot élleipsis, mot grec qui signifie « manque » et qui a donné le mot ellipse.
L’ellipse est une figure de style qui consiste en l’omission volontaire d’un ou de plusieurs éléments nécessaires à la compréhension d’un texte. Cela permet de réduire le texte, de ne pas l’alourdir avec les répétitions et de faire appel à l’intelligence du lecteur par le biais de « clés » linguistiques pour reconstituer le récit dans toute sa pertinence.
C’est ce que nous relevons dans le récit coranique : une ellipse coranique. Sa particularité est la possibilité d’une reconstitution de l’intégralité du discours initial à partir des conjonctions de coordination « fa » et « wa », du rôle et de la fonction des mots halim et âlim et du recours au pluriel duel qui permet d’économiser le nombre de mots employés. C’est une structure elliptique qui couvre l’intégralité du récit. Le procédé elliptique consiste à réduire le temps pour raconter un récit (on parle d’ellipse temporelle), mais aussi à utiliser des mots « valises » pour réduire le texte tout en maintenant les occurrences des mots (on parle d’ellipse narrative et c’est ce dont il est question ici). C’est là une autre preuve du génie littéraire du Coran qui propose une structure elliptique contenant différents procédés de réduction et/ou d’économie de mots qui concerne l’ensemble du récit du sacrifice. Sinon, en nommant l’enfant sacrifié, nous aurions une répétition lourde et maladroite et c’est un des buts de l’ellipse narrative.

De qui le « FA » est-il le nom ?
Cette question nous renvoie à l’analyse grammaticale du texte coranique, notamment la sourate « As-Saffat » qui retrace une partie de cette histoire.
Celle-ci débute par l’invocation d’Ibrahim (AS) au verset 100 dans lequel il invoque Allah pour avoir une descendance et il dit « Mon Dieu, fais-moi don d’une progéniture qui soit parmi les pieux ».
A noter que d’autres traductions et interprétations sont possibles.
Il n’a pas d’enfant et il souhaite transmettre le don de prophétie à celui qui sera son héritier. Il est âgé et sa première épouse l’est aussi et elle est stérile. Or, comme l’explique le rabbin Rachi dans l’exégèse du verset 3 du chapitre 16 de la genèse, « au bout de 10 ans sans enfant, l’homme est tenu d’épouser une autre femme ».
Cela signifie qu’Ibrahim (AS) doit obligatoirement épouser une seconde épouse. Celle-ci lui permettra de réaliser le dessein du mariage qui est d’avoir une descendance et c’est ce qu’il va faire.
À la suite de l’invocation d’Ibrahim (AS), Dieu répond dans le Coran : « Fa bacharnahou bighoulamine halim » ; cette réponse est restituée hâtivement dans les traductions par la phrase : « et nous lui annonçâmes la naissance d’un enfant longanime ».
Arrêtons-nous sur le premier mot « Fa » et entrons dans les détails afin « d’extirper » les sens contenus dans ce mot puis d’en délivrer le contenu sémantique et par là même, de proposer une nouvelle traduction.
Le « fa » est une conjonction de coordination qui a 3 fonctions.
1) Elle est un récapitulatif : elle reprend la proposition précédente à laquelle elle est rattachée, en l’espèce, l’invocation d’Ibrahim (AS).
2) Elle est un justificatif : elle apporte la réponse à ce qui précède et constitue une relation de cause à effet entre l’invocation d’Ibrahim (AS) et l’annonce de la bonne nouvelle. Il s’agit donc de justifier l’annonce en la liant à l’invocation précitée.
Nous pourrions ici traduire en disant que « c’est parce tu m’as invoqué pour avoir une descendance (récapitulatif) que je t’annonce la bonne nouvelle (justificatif).
Cette construction grammaticale est identique à l’invocation de Moussa (AS) lorsqu’il a fui l’Egypte et aidé des bédouines à abreuver leurs animaux. Il dit dans la sourate El Qassas, verset 24 (Les récits) : « Rabbi inni lima ounzilta ilayya min khayrin faqir ». C’est une invocation traduite généralement comme suit : « Dieu, fais descendre sur moi le bien que tu m’as prescrit ». Cette invocation, en termes de construction grammaticale est identique à celle d’Ibrahim (AS).
Puis le Coran ajoute à cette invocation « Faja’athou ihdahouma… » ; le fa a une fonction identique à celle de l’invocation d’Ibrahim (AS) car il récapitule et justifie la suite, c’est-à-dire, que c’est parce Moussa (AS) a invoqué Dieu pour recevoir du bien (récapitulatif) que la bédouine est venue (justificatif) et elle représente le bien que Dieu lui a destiné. Il crée une relation de cause à effet.
Modifié en dernier par Eliaqim le 14 mai 2020, 09:53, modifié 1 fois.
Raison : Modification des majuscules contenu dans le titre du sujet.

'mazalée'

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Re: LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM

Ecrit le 10 mai 2020, 00:42

Message par 'mazalée' »

Citizenkan a écrit :
09 mai 2020, 20:55


L’absence du nom d’Ismaïl (AS)
Donc, depuis plus de 1000 ans pour les juifs et depuis 700 ans pour les chrétiens on croit que l'enfant du sacrifice c'est Isaac et il ne vient pas à l'idée d'Allah de rectifier l'erreur (qui est énorme) en précisant le nom du sacrifié ALORS même que la révélation de l'islam est là JUSTEMENT pour tout rectifier ! (doh)
Modifié en dernier par 'mazalée' le 10 mai 2020, 03:31, modifié 1 fois.

Mormon

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Re: LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM

Ecrit le 10 mai 2020, 01:52

Message par Mormon »

1/ LE SACRIFICE D'ABRAHAM


Concernant le moment où se passa cet évènement, l'ancien testament ne donne pas suffisamment de détails pour révèler l'âge exact d'Isaac, mais il est très vraisemblable qu'il était adulte car, immédiatement après le récit du sacrifice sur le mont Morija, nous apprenons que Sara meurt à l'âge de cent vingt-sept ans (voir Gen. 23:1). Isaac aurait eu donc trente-sept ans à l'époque de la mort de sa mère. Même si le voyage à Morija s'était produit plusieurs années avant la mort de Sara, Isaac devait avoir atteint la trentaine... tout comme Jésus-Christ au moment de sa crucifixion!

Néanmoins l'âge exact d'Isaac n'a pas vraiment d'importance bien qu'il ait été suffisemment corpulent pour être chargé de tout le bois nécessaire au sacrifice d'un bèlier (voir Gen. 22:6). Ce qui est significatif, c'est qu'Abraham avait plus de cent ans et qu'Isaac était probablement un jeune homme robuste qui aurait pu s'opposer farouchement s'il avait décidé de le faire. En fait Isaac se soumit volontairement à la volonté de son père tout comme Jésus allait se soumettre, plus tard, à la volonté de Dieu.

Abraham était manifestement une image ou une similitude de Dieu. Chose intéressante son nom Abraham signifie "père d'une multitude" ou "père des nations" ou "père élevé" (voir Gen. 17:5). Ces noms pouvant très bien convenir à Dieu lui-même.

Isaac était l'image du fils de Dieu. Une des signification de son nom est "il se réjouira" (voir Gen. 17: 17). Le sacrifice commandé par Dieu était " une image de Dieu et de son Fils unique " en lequel toute créature devrait se réjouir:

" Prends donc ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac; va-t'en dans le pays de Moriya et là, offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je t'indiquerai." (Gen. 22:2).

Non seulement Dieu demanda à Abraham d'accomplir un acte semblable à son propre geste futur, mais il dit qu'il fallait que ce fut à un endroit spécifié par lui. Cet endroit était Morija, "sur l'une des montagnes que je t'indiquerai" (Gen. 22:2). Aujourd'hui le mont Morija est une des collines principales de Jérusalem, l'emplacement traditionnellement connu comme étant l'endroit où Abraham offrit Isaac est maintenant l'endroit du Dôme du Rocher sur lequel se trouve la mosquée Al Aksa. A quelques centaines de mètres au Nord, à un endroit plus élevé du même groupe de collines, se trouve un autre emplacement de célébrité mondiale appelé calvaire de Gordon. En hébreux il s'appelait Golgotha. Non seulement Abraham accomplit la similitude, mais il l'accomplit presqu'au même endroit où Dieu sacrifierait son Fils premier-né.

Dans Gen. 22: 6, nous lisons:

"Abraham prit le bois pour l'holocauste, le chargea sur son fils Isaac et prit dans sa main le feu et le couteau. Ils marchèrent tous deux ensemble."

Et puis dans Gen. 22: 7-8, nous pouvons lire encore:

"Alors Isaac adressa la parole à son père Abraham et dit: Mon père! Il lui tépondit: Me voici mon fils! Isaac reprit: Voici le feu et le bois; mais où est l'agneau pour l'holocauste? Abraham répondit: Mon fils, Dieu va se pourvoir lui-même de l'agneau pour l'holocauste. Et ils marchèrent tous deux ensemble."

Un tel commandement, pouvait-il vraiment provenir de Dieu?

Puisqu'Abraham prit la sainte-cène avec Melchisédek, il a donc été auparavant baptisé selon cet ordre supérieur administrant l'Evangile (voir Hébreux, chapitre 7); par conséquent il reçut obligatoirement le don du Saint-Esprit ou l'esprit de prophétie. Grâce à sa foi extrême, le Saint-Esprit l'aida à reconnaître que l'instruction de sacrifier son fils venait bien de Dieu; que cet ordre était destiné à le mettre à l'épreuve et à comprendre mieux l'expiation future du Fils de Dieu et les sentiments du Père éternel lorsqu'il offrirait son propre Fils unique pour les péchés du monde.

Car, la connaissance d'Abraham au sujet de Dieu et de Jésus-Christ était très grande, elle a été celle de l'apôtre Paul en tant que témoin spécial du Christ. Jésus témoigna à ce propos:

"Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu'il verrait mon jour: il l'a vu, et il s'est réjoui." (Jean 8:56).

Il reçu une connaissance parfaite de Dieu, un témoignage d'apôtre:

" L'Éternel apparut à Abram, et dit: Je donnerai ce pays à ta postérité. Et Abram bâtit là un autel à l'Éternel, qui lui était apparu." (Gen.12:7)

Afin de pouvoir être sacrificateur et prohète, Abraham possèdait la même plénitude d'autorité de scellement que l'apôtre Pierre, autorité selon l'ordre de Melchisédek son illustre contemporain:

" Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi." Gen.12:3).

Isaac, pour les mêmes raisons, pouvait savoir que son père accomplissait la volonté de Dieu en tant que père et prophète; c'est pourquoi il accepta de le suivre sans poser de question jusqu'au lieu indiqué.

Car YHWH déclara, dans Gen. 22:2, qu'il indiquerait sur laquelle des montagnes Abraham devrait accomplir l'holocauste; on peut supposer que le signe donné aura été assez spécifique pour être visible autant par le père que par son fils Isaac.

Abraham avait déjà offert des holocaustes et il en connaissait la signification : ils préfiguraient le futur sacrifice de Jésus-Christ nécessaire à la résurrection de l'humanité et à l'expiation des péchés pour le pardon des pénitents - cela avec toute la richesse du symbolisme christique que ce rite comportait: animaux d'une espèce précise (suggèrant le peuple de l'alliance), premier-né du troupeau, de sexe masculin et sans défaut tout comme le Christ; premier-né comme Jésus qui fut le premier-né de la création spirituelle avant que toutes choses aient été créées physiquement.

Avec la certitude que Dieu serait capable de ramener son fils unique à la vie quand bien même il serait mort afin que les promesses divines se réalisassent:

" C'est par la foi qu'Abraham offrit Isaac, lorsqu'il fut mis à l'épreuve, et qu'il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, et à qui il avait été dit: En Isaac sera nommée pour toi une postérité. Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection." (Heb. 11:17-19).

Conscient que Dieu désirait l'éprouver dans sa foi en YHWH (Jéhovah ou Jésus-Christ) dans sa capacité de tout sacrifier pour son Dieu, même ce qu'il avait de plus cher et plus précieux que sa propre vie. Il n'en reste pas moins que l'Eternel lui commanda de verser le sang innocent d'un fils dont il attendit en vain la naissance pendant de nombreuses année.

Mettre à mort l'enfant de la promesse, l'enfant par lequel devait s'accomplir l'alliance à travers sa descendance par le Christ, cela dut représenter une épreuve dépassant toute compréhension.

Quelle contradiction avec ce qui lui avait été promis! C'était incompréhensible! Impossible! Et cependant Abraham crut en Dieu. Sa foi inébranlable le porta, le coeur brisé, vers le pays de Morija avec son jeune fils qui ne se doutait guère du tourment que devait traverser son père... Et Isaac portait le bois sur son dos comme le Christ qui, environ au même âge, porterait un jour sa croix pour être crucifié non loin de là.

En fait, cela aurait pu être comme si toute son espérance éternelle s'écroulait brutalement par la confiscation de sa propre vie éternelle contenue dans l'accroissement infini de sa postérité sur terre et dans les cieux.

Cependant il fit confiance, il pria pour obtenir des forces et il ressenti, par le pouvoir du Saint-Esprit, clairement que c'était Dieu qui désirait cela de lui pour l'éprouver et le bénir ensuite davantage. Ce qu'il dut expliquer à son Fils Isaac après s'être probablement mis à genou avec lui en se serrant l'un contre l'autre... Isaac fut certainement convaincu par le même pouvoir; ce qui lui permit de se soumettre alors volontairement tout comme le Sauveur se soumis volontairement des siècles plus tard en mourant sur la croix à peu près au même endroit. C'est pourquoi il fut attaché sur le bois du sacrifice comme les animaux étaient liés et comme Jésus fut cloué.

Abraham et son fils montèrent sur la montagne, rassemblèrent ensemble les pierres pour construire l'autel et mirent les fagots dessus. Alors Isaac fut lié, pieds et mains, à genoux sur l'autel. Abraham dut donner à son fils son baiser d'adieu, sa bénédiction, son amour. Son âme, en cette heure de souffrance, était entièrement avec son fils qui allait mourir. Toutes les étapes se succèdèrent jusqu'au moment où le couteau fut tiré de la main levée qui devait donner le coup par où la vie devait s'écouler, lorsque l'ange lui dit: "Cela suffit!"

Dans Gen. 21: 10-13, nous lisons:

" Puis Abraham étendit la main, et prit le couteau pour égorger son fils. Alors l'ange de l'Eternel l'appela des cieux, et dit: Abraham! Abraham! Et il répondit: Me voici! L'ange lui dit: N'avance pas ta main sur l'enfant, et ne lui fais rien; car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu m'a pas refusé ton fils, ton unique. Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes; et Abraham alla prendre le bélier, et l'offrit en holocauste à la place de son fils ".

Ainsi Dieu nous lance à tous une invitation, celle de comprendre ce qu'Abraham ressentit à travers cette tragique épreuve in-extrémis interrompue grâce au bélier retenu par les cornes; c'est-à-dire pour chacun d'entre nous de méditer sur la souffrance qui fut celle de Dieu lorsqu'il accepta que son Fils unique souffrît au point de saigner de tous les pores de sa peau et sur la croix sans qu'aucune main n'intervienne pour retenir le "couteau" et sans qu'aucun "bélier" ne put lui être substitué.
Modifié en dernier par Mormon le 13 mai 2020, 17:02, modifié 1 fois.
Le Livre de Mormon online :
UN AUTRE TEMOIGNAGE DE JESUS-CHRIST
http://www.lds.org/scriptures/bofm?lang=fra
EGLISE de JESUS-CHRIST des SAINTS des DERNIERS JOURS

Citizenkan

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Re: LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM

Ecrit le 10 mai 2020, 21:09

Message par Citizenkan »

LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM (AS) 2/4

http://mizab.over-blog.com/2020/05/le-s ... s-2/4.html

(Article de Nordine Bennecer)

3) Le fa est un critère temporel de primauté. Il annonce un ordre dans le temps, une gradation et/ou un déroulement chronologique.
Un exemple enseigné à l’école primaire est le suivant :
Ja’a Mouhammed fa dakhala
Ja’a Mouhamed wa dakhala
Ja’a Mouhamed thoumma dakhala
Les 3 exemples signifient la même chose, à savoir que Mouhamed est venu (sous-entendu à la maison) et il s’est assis. La seule différence sont les mots fa, wa et thoumma qui indiquent une temporalité différente dans le déroulement chronologique de cet évènement ; en effet, la première phrase (avec fa) signifie que Mouhamed est venu et la première chose qu’il a faite, c’est de s’asseoir (immédiatement en rentrant à la maison). La deuxième phrase (avec wa) signifie qu’en rentrant à la maison, Mouhamed ne s’est pas assis immédiatement, il a attendu un temps bref, et il s’est assis. Enfin ; la troisième phrase signifie qu’en rentrant à la maison, Mouhamed ne s’est pas assis directement et qu’il a d’abord fait des choses, puis, il s’est assis, mais dans un temps plus long qu’avec le « wa ».
Autre exemple : « Ja a Zaydoune wa Oumar » ce qui signifie Zayd et Oumar sont venus. Il n’y a pas d’ordre dans la venue, ils sont peut-être même venus ensemble. On peut comprendre que Zayd est venu le premier et Oumar, le deuxième et le contraire est vrai.
Pour introduire un ordre d’arrivée ou de venue chronologique, il faut utiliser la particule « fa » à la place de « wa ». Il faut écrire « Ja a Zaydoune Fa Oumar » et nous comprenons alors que Zayd est venu en premier puis Oumar en deuxième. Le « fa » a aussi pour fonction d’être un marqueur temporel de primauté.
Par ailleurs, lorsque dans un récit le « fa » est utilisé avec le « wa », il signifie que nous avons affaire à deux choses différentes. C’est le cas dans le récit coranique où Ishaq (AS) est introduit par le « wa ».
Cela signifie que le « fa » de l’enfant halim est le premier enfant de l’invocation tandis que le « wa » indique qu’il s’agit d’un deuxième enfant qui vient plus tard dans le temps.
C’est pour cette raison que le Cheikh Ibn Taymiyya a dit que s’il s’était agi uniquement d’Ishaq (AS), nous aurions alors eu pour la première annonce la particule « wa » à la place de « fa » et cela tout au long du récit.
Compte tenu des 3 fonctions du « fa », la traduction approchée du récit de l’invocation est la suivante : « c’est parce que Ibrahim (AS) nous a invoqué que nous lui annonçâmes la bonne nouvelle de la naissance d’un premier enfant ».
Parallèle avec la sourate Houd, verset 71 : « Wa Imratouhou qa’imatoune, fadahakate, fabacharnaha bi Ishaq ».
Il s’agit de l’annonce faite à Sarah, la première épouse d’Ibrahim (AS).
Le « fa » nous renseigne sur ses 2 premières fonctions, le récapitulatif et le justificatif. C’est parce que sa femme Sarah (AS) qui était debout, a ri (à l’annonce des 2 envoyés de Dieu venus apporter une bonne nouvelle (récapitulatif), que nous lui annonçâmes la bonne nouvelle d’Ishaq (justificatif). Le « fa » nous indique que le prénom de l’enfant est lié au rire car Sarah (AS) a ri lorsqu’il lui a été annoncé.
Si Sarah avait eu un second enfant, il aurait été introduit par la particule « wa » et il signifierait le second et le « fa » induisant dans ce verset Ishaq (AS) aurait eu la caractéristique de la primauté temporelle. Mais, n’ayant eu qu’un seul enfant, il conserve la relation de cause à effet.
De la même manière, dans l’annonce faite à Ibrahim (AS), le « fa » nous renseigne par ses 3 fonctions sur l’identité de l’enfant.
Il est l’enfant de l’invocation exaucée, de la demande faite à Dieu pour avoir une descendance pieuse ; et tout comme la signification du nom « Ishaq » est liée à « l’activité » de sa mère (qui a ri), en conséquence le nom de l’enfant « halim » porte en lui « l’activité » d’Ibrahim (AS) qui était de demander à Dieu d’avoir une descendance pieuse.
Le mot utilisé est sama’a qui signifie entendre, écouter. Dans la théologie juive et islamique, ce verbe est utilisé pour qualifier l’audition spirituelle, la relation d’une invocation faite à Dieu pour être exaucé. On utilise comme nom d’invocation « Oh l’Audiant = ya Sami’ », c’est-à-dire celui qui écoute, celui qui entend, celui qui exauce. Les soufis utilisent dans leurs séances de dhikr le nom de sama’a pour qualifier les séances d’invocations adressées à Dieu.
Chez les juifs, rêver « d’Ismaïl (AS) fils d’Ibrahim » est le signe que la prière, la demande, la requête du rêveur est exaucée. En effet, il est le fils de l’invocation d’Ibrahim (AS) qui a été exaucée, d’où la signification de son nom.

QUESTION :
Qui remplit les fonctions du « fa » ?
Qui est le premier enfant d’Ibrahim d’un point de vue chronologique ?
Qui porte en son nom la demande exaucée d’Ibrahim (AS) : la demande faite à Dieu d’avoir une descendance ?
Ismaïl est le premier enfant d’Ibrahim (AS) et il porte en lui un nom divin que nul autre n’avait porté auparavant, celui de la demande faite à Dieu. Il s’agit d’un nom anthroponyme théophore, c’est-à-dire qu’il porte le nom de Dieu en lui et cela est la conséquence d’une invocation exaucée. Personne d’autre parmi la descendance d’Ibrahim (AS) ne possède cette caractéristique.
N’oublions pas que d’après les juifs, Hajer est la femme par qui se réalise la promesse d’une descendance d’Ibrahim (AS).
Le rabbin Rachi explique dans l’exégèse du verset 3 du chapitre 16 de la genèse, « au bout de 10 ans sans enfant, l’homme est tenu d’épouser une autre femme ». Sarah ne lui a pas donné d’enfant et donc il doit épouser une seconde femme pour avoir une descendance. Hajer est celle qui doit lui assurer une descendance et Ismaïl est l’enfant tant attendu d’Ibrahim (AS).
La Bouchra, attachée à la naissance miraculeuse ? mais pas que…
Certains voudraient rattacher malgré tout l’enfant de la première annonce à Ishaq (AS) en arguant du fait que le mot employé pour l’annoncer est la Bouchra, ce qui signifie la bonne nouvelle.
C’est le cas de Karim El Hanifi qui utilise cet argument à dessein. Il « explique » que l’emploi de la Bouchra dans le Coran est lié à la naissance miraculeuse et Ishaq (AS) est né d’une mère stérile et âgée. Donc Ishaq (AS) est l’enfant de l’annonce. Beau syllogisme, mais totalement inapplicable car le premier écueil est l’emploi du « fa » et du « wa » qui interdisent de voir un seul et même enfant.
Ensuite, le problème posé avec ces jeunes fraîchement arrivés dans la sphère islamique est qu’il pense embrasser de « leur savoir » toute chose. En théologie islamique, pour se dire Talib el ‘ilm (étudiant en sciences), il faut un niveau minimal, qui est la connaissance du Coran entièrement et sur le bout des doigts, ce que n’a certainement pas ce dernier.
Dans la sourate Youssouf, il est écrit au verset 19, « ya Bouchra hadha ghoulam », c’est-à-dire, « quelle bonne nouvelle, voici un enfant ». Nous avons la présence de la Bouchra et du mot « ghoulam », et il n’y a pas de naissance miraculeuse.
C’est aussi le cas dans la sourate An-nahl (les abeilles), au verset 57 à 59 où il est dit « wa idha bouchira ahadouhoum bil ountha dhalla wajhouhou… (lorsqu’on annonce à l’un d’eux la naissance d’une fille, son visage s’assombrit…).
La Bouchra n’a rien à voir avec la naissance miraculeuse, mais simplement l’annonce d’un évènement important, et ces deux exemples démontent l’argument de Karim el Hanifi.
Enfin, le verset de l’annonce du premier enfant est caractérisé par le mot « Halim » qui signifie longanime. Il signifie la propension de la personne concernée par cette qualité à faire preuve de patience, à endurer, à supporter patiemment.
La première chose à dire est que ce mot a une place bien particulière dans la phrase. « Nous lui annonçâmes la naissance d’un enfant longanime ».
Longanime est un adjectif qualificatif, c’est-à-dire que la longanimité est une caractéristique de l’enfant. Il est aussi épithète ce qui signifie que cette caractéristique est une spécificité propre à l’enfant et elle est attachée à sa personne, essentielle.
On parle d’antonomase pour énoncer une qualité essentielle, celle d’être longanime et cette caractéristique s’est lexicalisée chez les grammairiens du Coran qui comprennent que l’enfant longanime est la caractéristique, sinon le synonyme d’Ismaïl (AS). Elle est donc utilisée comme nom commun (halim) pour signifier un nom propre (Ismaïl)

Mormon

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Re: LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM

Ecrit le 11 mai 2020, 02:13

Message par Mormon »

2/LE DIEU D'ABRAHAM


Par la bouche d’Esaïe, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, Jéhovah ou Jésus-Christ prophètisa au sujet d'Israël :

" Tu suceras le lait des nations, Tu suceras la mamelle des rois; Et tu sauras que je suis l'Éternel, ton Sauveur, Ton Rédempteur, le puissant de Jacob." (Esaïe 60:16).

Les Juifs contemporains du Christ ne distinguaient pas clairement l'identité de Dieu. Jéhovah (Jésus-Christ) était le seul Dieu avec lequel les prophètes hébreux, en général, était en relation directe et duquel il recevait la révélation. Jéhovah conduisait l'Eglise de l'assemblée de enfants d'Israël comme, plus tard, dans son état ressuscité, il conduira l'Eglise originelle établie par lui et les apôtres.

Dans l'Ancien Testament, deux mots hébreux signifiant Dieu sont utilisés. Il s'agit d'Elohim et de Jéhovah (comme on le prononce à présent). Comme l'hébreux original était écrit sans voyelles, les savant ne sont pas d'accord sur la prononciation originelle du nom écrit YHWH en hébreux. Néanmoins un consensus existe actuellement pour le prononcer Jéhovah.

Jéhovah était le nom/titre prémortel donné au premier-né de Dieu (naissance des esprits). A présent nous l'appelons Jésus-Christ. Jéhovah est la forme anglicisé de l'hébreux Yahveh ou Jahveh, signifiant "JE SUIS" ou celui qui existe par lui-même, ou l'Eternel. La version anglaise de l'Ancien Testament traduit généralement ce nom par LORD (Seigneur). L'Hébreux Ehyeh signifiant Je suis, a un sens apparenté au terme Yaheh ou Jéhovah dont il est dérivé.

Selon une ancienne pratique juive, le nom "Jéhovah" ou "Je suis" ne devait pas être prononcé par crainte de s'attirer la colère divine.

Un jour à certains Juifs qui l'assaillaient, Jésus répondit à leurs insultes par la déclaration " En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu' Abraham fût, JE SUIS " (Jean 8:58). Il aurait pu tout aussi dire " En vérité, en vérité, je vous le dis: Avant Abraham, j'étais, moi, Jéhovah". D'où la colère des Juifs qui ne furent pas dupes de l'identification de Jésus à leur Dieu:

" Là-dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre lui; mais Jésus se cacha, et il sortit du temple." (Jean 8:59).

D'autres écritures le confirment :

"si vous ne croyez pas que JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés." (Jean 8, 24-25).

"Jésus leur dit donc: "Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous saurez que JE SUIS." (Jean 8: 28-29).

"Jésus leur dit: "En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham existât, JE SUIS." (Jean 8, 58).

"Je vous le dis, dès à présent, avant que la chose n'arrive, pour qu'une fois celle-ci arrivée, vous croyiez que JE SUIS." (Jean 13:19).

2° Le mot Elohim est la forme pluriel du mot hébreu signifiant Dieu dans le sens d'exaltation, ou Dieu au pluriel dans certains cas lorsque l'article "nous" est employé comme dans le premier chapitre de la Genèse. Il signifie à la fois un pluriel (Dieux) mais aussi les qualités d'exaltation et de puissance absolue de la divinité... Cependant, Elohim est le non-titre réservé au Père de Jésus-Christ, le Père de son esprit et de l'esprit de chaque personne humaine. Elohim est seul commanditaire du plan de salut éternel consistant à réaliser l'immortalité et la vie éternelle de l'homme. Lui et Jéhovah sont donc deux personnes distinctes. Jéhovah étant l'éxècutant et le défenseur de ce plan en ayant créé toute chose sous l'autorité d'Elohim et en ayant accompli ce qui est nécessaire pour la rédemption et la résurrection de l'homme.

Ayant donné à Jésus (Jéhovah dans l'A.T.), avant la création de toutes choses, toute l'autorité divine de pouvoir créer physiquement les cieux et la terre, et le pouvoir de sauver toute la création par son sacrifice expiatoire, Jésus est devenu le Père des fidèles.

Quoique deux personnes différentes, Elohim et Jéhovah sont souvent pris l'un pour l'autre, aussi nous pouvons être tentés de leur conférer une nature de consubstantialité qu'ils n'ont pas et qui serait incompatible avec la cohérence doctrinale de l'Evangile. Pourquoi une telle doctrine?

Pour quatre raisons principales:

a) D'abord parce que dans l'Ancien Testament il est très facile de prendre Elohim pour Jéhovah : alors que Dieu, depuis la chute et la séparation qui s'en suivit d'avec l'humanité déchue, ne s'adresse plus directement et personnellement aux hommes si ce n'est par la médiation de Jéhovah et des prophètes que le Seigneur envoya pour annoncer sa venue au monde pour le racheter (voir Osée 1:7; Ge.18:4; Zach. 2:8-9).

En effet, avant la chute Adam et Eve pouvaient parler avec Dieu face à face comme ils le faisaient dans le jardin d'Eden; ensuite, ils devinrent mortels et furent chassés du paradis terrestre pour se trouver désormais séparés à jamais de la présence de Dieu. A partir de là, leur rédemption en Jésus-Christ leur fut enseignée par le ministère d'anges et des prophètes. Voilà pourquoi, depuis Adam, on commença à offrir en sacrifice les premiers-né du troupeau, c'est-à-dire en ayant foi au grand sacrifice expiatoire futur du Fils de Dieu (voir Gen. 1:7; Gen. 18:4; Zach. 2:8-9).

Depuis la chute et la séparation de l'homme d'avec Dieu, c'est Jéhovah (Jésus en tant qu'Esprit non incarné) qui intervient comme s'il était Elohim lui-même - le Père ayant mis l'un de ses noms sur lui (Jéhovah) en vertu d'une pleine investiture d'autorité divine conférée pour le représenter dans toute l'anvergure de sa divinité. C'est pourquoi, dans l'ancien testament, nous pouvons être souvent amenés à penser que Jéhovah est le Dieu suprême (voir Ps. 110:1). Nous trouvons le même cas de figure lorsque Jean faillit adorer l'ange qui parlait comme s'il était lui-même Jésus-Christ (voir Apoc.19:10).

b) Ensuite, pour éviter l'accusation de polythéisme lancée par les Juifs dès l'origine du christianisme.

c) Egalement, afin de légitimiser un culte uniquement centré sur la personne de Jésus - un Jésus ressuscité de chair et d'os se prêtant mieux à la dévotion populaire qu'une entité invisible et indescriptible comme le mopnde chrétien apostat perçoit le Père.

d) Enfin, pour obtenir une conception spiritualiste de l'engendrement de Jésus en Marie (conçu par le pouvoir du Saint-Esprit, consubstantiellement par la magie du concile Nicée, ainsi comme si c'était directement le Père qui l'avait conçu, devenant le Fils de Dieu et non le Fils du Saint-Esprit seul).
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Re: LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM

Ecrit le 11 mai 2020, 18:21

Message par Citizenkan »

LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM (AS) 3/4
(Article de Nordine Bennecer)

http://mizab.over-blog.com/2020/05/le-s ... s-3/4.html

La question à se poser est de savoir qui est qualifié de patient, d’endurant dans le Coran ?

Caractéristique spécifique à chacun des enfants d’Ibrahim
Dans sourate Al anbiya (les prophètes), verset 85, Ismaïl (AS) est cité comme étant patient, en compagnie d’Idriss et de Dhoulkifl (ces derniers ont été éprouvés et ont fait preuve de patience), c’est-à-dire qu’il est cité en compagnie de grands personnages réputés pour leur patience.
Cette sourate est intitulée « Les Prophètes » et ils sont cités par leur caractéristique principale, c’est-à-dire par un adjectif qualificatif épithète et/ou antonomase. Ismaïl (AS) est caractérisé par sa patience qui est donc une qualité essentielle, inhérente à son caractère et le passage est parfaitement inséré dans cette sourate.
Ishaq (AS) est défini par son savoir, sa science et le mot utilisé est « ‘Alim ». Ce terme est spécifique à ce dernier et ne saurait s’appliquer à Ismaïl (AS), ce qui ne signifie pas qu’il n’avait pas cette vertu et vice-versa.
Dans la sourate Addhariyat (les vents disperseurs), verset 28, il est expliqué que lorsque les messagers de Dieu sont venus apporter la bonne nouvelle de la naissance d’Ishaq à Ibrahim (AS), il est dit « wa bacharouhou bi ghoulamin ‘alim » (il lui annoncèrent la naissance d’un enfant doué de savoir). Il est qualifié par l’adjectif qualificatif épithète « savant ». C’est donc une caractéristique essentielle, spécifique à Ishaq (AS).
Caractéristique commune des enfants d’Ibrahim
L’invocation de départ d’Ibrahim (AS) est la demande d’avoir une descendance pieuse (assalihine). C’est une caractéristique commune aux 2 enfants et ils sont désignés dans le Coran à plusieurs reprises comme étant des gens de piété.
Que ce soit au verset 72 de la sourate « Les Prophètes » où Ishaq (AS) est qualifié de personne pieuse (wa koullan ja’alna salihine) ou au verset 86 où Ismaïl (AS) est aussi cité comme tel (innahoum mina assalihine).
Cette piété est une demande d’Ibrahim (AS) pour sa descendance et elle est donc partagée par elle.
Episode du sacrifice
Au verset 102 de la sourate As-Saffat, nous voyons l’épisode du sacrifice.
Le verset commence par « falamma balagha maâhou asâya » (lorsqu’il atteignit l’âge de l’accompagner, ou de raison ou de discernement) et nous remarquons la particule « fa » attachée au mot « lamma ». Ce n’est pas « walamma » mais falamma, ce qui revient à dire que cela renvoit à l’enfant du « fa », celui qui est le premier enfant d’Ibrahim (AS), fils de l’invocation à Dieu contenue dans son nom (nom anthroponyme théophore) et ayant pour caractéristique spécifique la longanimité.
L’enfant du « fa » répond à la demande de son père qui le voit en rêve en train de l’immoler : « tu me trouveras si Allah le veut, parmi les gens de patience ».
La patience renvoie donc à la caractéristique principale de l’enfant du « fa » : la patience.
Ensuite Ibrahim est racheté du sacrifice car il s’est soumis, lui et son fils. C’est tout le sens du sacrifice qui est la volonté du patriarche de se soumettre au dessein de Dieu et il est le personnage de premier plan dans cet épisode. Ce n’est pas Ismaïl ou Ishaq (AS) mais leur père qui est éprouvé. Cela n’enlève rien à la grandeur de l’enfant halim qui lui aussi s’est soumis, l’a accompagné et soutenu du mieux qu’il pouvait. La sourate « El Hadj », verset 37 nous rappelle le sens de tout sacrifice : « Lan yanalou llaha louhoumouha wa la dima ouha wa lakin yanalouhou ataqwa minkoum » = « ce ne sont pas les sacrifices de viandes et de sang qui l’atteignent, mais c’est plutôt votre crainte qui l’atteint ».
Annonce du deuxième enfant : Ishaq (AS)
Cette annonce ne comporte pas d’épisode particulier lors de son évocation dans le Coran. Il est cité après l’épisode du sacrifice et il est annoncé par la particule « wa » qui est une conjonction de coordination qui relie le verset au postulat de départ : l’invocation d’Ibrahim (AS).
1) Cela signifie qu’Ishaq, bien qu’il ne soit pas concerné directement par l’invocation de son père pour avoir une descendance pieuse (car le « fa » crée la relation directe de cause à effet et concerne le premier enfant), il est intégré dans l’invocation à la suite de la soumission de son père et il lui est donné comme « récompense », en plus et en tant que bénédiction. C’est le sens du verset 72 de la sourate Les prophètes « wa wahabna lahou Ishaqa wa yaâqouba nafilatane » = et nous lui donnâmes Ishaq et Yaâqoub en plus, nous lui rajoutâmes Ishaq et Yaâqoub à sa descendance.
Ishaq (AS) est cité avec son fils Yaâqoub, ce qui signifie qu’Ishaq n’est pas destiné à mourir et qu’il aura un enfant. Il n’est donc pas concerné par le sacrifice.
Karim el hanifi, pour rejeter cette interprétation se fonde sur un verset de la bible qui énonce qu’Ismaïl (AS) sera une grande nation et donc lui aussi ne serait donc pas destiné à mourir et aura donc une descendance.
Citer la bible pour réfuter un passage coranique est digne d’un juif ou d’un chrétien mais pas d’un musulman. C’est aussi une erreur de méthodologie qui représente son seul recours consistant à s’accrocher à ce qu’il peut.
Imaginons un débat entre chrétiens à propos de la polygamie. Nous aurions ceux qui sont contre et ceux qui sont pour. Imaginons un instant que pour réfuter la position officielle des chrétiens, les partisans de la polygamie disent : « vous savez, dans le Coran, sourate « les femmes », verset 3, Dieu dit : « il est permis d’épouser 2, 3 ou 4 parmi les femmes qui vous plaisent ».
Quelle serait la réaction de l’auditoire ? des chercheurs ou des spectateurs ? faiblesse du niveau, référence à l’Islam pour des chrétiens ? c’est exactement ce qu’a fait Karim el hanifi.
De mon côté, je reprends l’interprétation des juifs au sujet de l’épisode qui voit Dieu vouloir tuer Moussa (AS) mais qui est sauvé par sa femme bédouine (exode 4. 24-26).
Les juifs rejettent le sens littéral car ils disent que Dieu ne voulait pas réellement tuer Moussa car il est destiné à recevoir la Thora et à être le grand prophète d’Israël. Comment pourrait-il mourir ?
De la même manière, comment Ishaq qui est cité avec son fils, pourrait-être l’enfant du sacrifice, c’est-à-dire destiné à mourir ? ce n’est pas possible ; cela signifie qu’Ishaq n’est pas destiné à mourir par un sacrifice car il est annoncé avant sa naissance à ses parents avec le fils qu’il aura.
2) Le « wa » lorsqu’il est précédé du « « fa » nous renseigne sur deux choses différentes. Celles-ci concernent l’enfant induit par la particule.
D’un côté nous avons un enfant longanime, qui n’est pas l’enfant savant. Le « wa » indique qu’il s’agit dans la chronologie d’un deuxième enfant, qui est différent de l’enfant Halim.
Pour ce motif, s’il s’était agi d’un seul et même enfant, nous aurions eu à l’annonce de celui-ci, l’emploi de la seule particule « wa » aussi bien pour l’enfant longanime que pour l’enfant savant. C’est par ailleurs un argument utilisé par Ibn Taymiyya.

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Re: LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM

Ecrit le 12 mai 2020, 11:09

Message par Mormon »

3/ORIGINE D'ABRAHAM


Abraham était de la onzième génération après Noé. Plusieurs centaines d'années s'étaient écoulées depuis le déluge, et le peuple s'était multiplié et répandu sur la surface de la terre. Les civilisations d'Egypte, de Chaldée, d'Assyrie avaient été établies. Au milieu de cet éparpillement le culte véritable de Dieu s'était presque perdu. La pratique cultuelle des sacrifices d'animaux instituée à l'époque d'Adam et poursuivie à travers Noé, à l'image du grand sacrifice du Fils de l'Homme, s'était corrompue, et les nations apostates étaient tombées dans l'incrédulité au point de pervertir leur vrai culte jusqu'à offrir des sacrifices humains à leurs idoles.

Ur en Chaldée, patrie d'Abraham, était un foyer d'iniquités idolâtres. Ces pratiques mauvaises régnaient jusque dans la maison d'Abraham, car Térach, son père, était profondément enraciné dans l'idolâtrie. Abraham avait donc toutes les occasions de croire et de pratiquer la religion des païens, mais il s'y refusa. Cependant, d'une manière qui n'est pas expliquée (probablement sa mère, ou par des contacts avec Noé et Sem) il avait accès aux écrits des pères, et était studieux. Il apprit les doctrines des pères et, par conséquent, la manière d'adorer le Dieu vivant. Abraham est l'exemple de quelqu'un n'ayant pas eu peur d'aller courageusement à contre-courant. D'une grande richesse matérielle (voir Genèse 13:2), il a cependant été un homme d'une grande foi, d'une grande humilité et d'une grande justice.

Alors, Dieu fit sortir d'Our-des-Chaldéens Abraham (voir Gen. 15:7) pour le conduire, en prenant son père Térah et toute la famille avec lui, plus au nord à Harân.

A Harân, Dieu commanda à Abraham alors agé de 75 ans:

" Va t'en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation et je te bénirai: je rendrai ton nom grand. Deviens donc une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, Je maudirai celui qui te maudira.Toutes les familles de la terre Seront bénies en toi " (Gen. 12:1).

Et un peu plus tard, dans Gen. 13:15-16, Dieu lui fit une promesse dont la réalisation ne pouvait se produire entièrement que dans l'éternité:

" Je rendrai ta descendance comme la poussière de la terre, en sorte qu'on ne pourra pas plus la compter que l'on ne peut compter la poussière de la terre."

Et d'ajouter pour mieux l'amener à comprendre sa portée éternelle:

" Et après l'avoir conduit dehors, il dit: Regarde vers le ciel, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit: Telle sera ta postérité."

Abraham est devenu le "père des nations" par la postérité d'Isaac (Israël), d'Ismaël (voir Genèse 17:20), par les fils de Ketura (voir Gen. 25: 1-4); et, particulièrement par la maison d'Israël qui a été dispersée et est devenue très nombreuse au sein des autres nations de la terre (voir Amos 9:9).
Modifié en dernier par Mormon le 13 mai 2020, 17:11, modifié 2 fois.
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Re: LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM

Ecrit le 12 mai 2020, 17:53

Message par Citizenkan »

LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM (AS) 4/4

http://mizab.over-blog.com/2020/05/le-s ... s-4/4.html

(Article de Nordine Bennecer)

Le pluriel duel :
En langue arabe, l’usage du pluriel duel est précis. Il est utilisé pour désigner deux réalités différentes, distinctes en un seul mot. Pour cette raison, dans le cadre d’une ellipse narrative, le pluriel duel a toute sa place car il s’inscrit dans une structure elliptique.
Le mot sur lequel je souhaite m’arrêter et qui confirme que nous avons affaire à deux enfants est contenu à la fin du verset 113 (wa min dhourirratihima = dans leurs descendances)
Ce mot est composé de deux mots :
- L’objet du pluriel : dhouriyyah
- Le pluriel duel : hima. Il est sous-entendu qu’il s’agit de deux descendances distinctes, différentes l’une de l’autre, et que la descendance de l’un n’est pas celle de l’autre. Or, la descendance d’Ishaq est de la descendance d’Ibrahim, tout comme ce dernier peut dire que Ishaq et sa descendance sont de lui. On parle alors d’une seule et même progéniture.
Dans la vidéo en langue arabe postée par Karim Zentici intitulée « Analyses linguistiques et exégétiques du sacrifice », à la 35 ème minute, l’intervenant évoque justement la règle du pluriel duel qui est sous-entendue.
Le Sheikh explique que « nous avons un pluriel duel, or Ibrahim et Ishaq (AS) ont une seule et même descendance. » l’assistance acquiesce car elle connaît la règle du pluriel duel.
Les traductions précisent bien cette distinction dans l’objet du pluriel à travers le « s » de « leurs descendances, c’est-à-dire que nous avons deux descendances distinctes et pas une seule confondue comme l’impliquerait la situation d’Ibrahim et d’Ishaq (AS).
D’ailleurs, s’il s’était réellement agi d’Ibrahim et d’Ishaq (AS), la règle voudrait qu’il soit écrit non pas « wa mine dhourriyatihima », mais « wa mine dhourriyatihi ». La confirmation nous est donnée par la sourate « Al Ankabout » au verset 27 à propos d’Ibrahim (AS) :
« Nous lui donnâmes Ishaq et Yaâqoub et plaçâmes dans sa descendance la prophétie » ce qui correspond en langue arabe à « wa wahabna Ishaqa wa Yaâqouba wa ja’alna fi dhourriyatihi anoubou’ah ».
Le « hi » renvoit à une descendance commune, une et non distincte du père, du fils et du petit fils. En revanche, le « hima » renvoit à une descendance distincte, différente l’une de l’autre et dont les personnages ne peuvent s’en réclamer. Cela signifierait que la descendance d’Ishaq (AS) ne pourrait se réclamer d’Ibrahim (AS) comme étant son ascendant et ce dernier ne pourrait prétendre que la descendance d’Ishaq soit la sienne.
Si nous reprenons l’exemple cité plus haut : Ibrahim (AS) a vu ses enfants jouer. Cette phrase ne contient pas les noms des enfants ; s’agit-il d’Ismaïl et d’Ishaq (AS) ? L’ignorant de la règle dira que ce ne sont pas ces derniers qui jouent car leurs noms ne figurent pas.
La logique nous commande de lire la phrase et de noter l’emploi du pronom possessif (ses) pour les enfants, ce qui signifie qu’il s’agit des enfants d’Ibrahim (AS) et que le possessif nous renseigne sur l’identité des enfants.
Imaginons qu’une personne vienne nous dire qu’il y a la présence d’un possessif et donc ce ne sont pas les enfants d’Ibrahim (AS) ; cela serait contradictoire et nous dirions : « non, la présence du possessif indique qu’il s’agit obligatoirement des enfants d’Ibrahim (AS) » ! Nous aboutirons à la conclusion que soit la personne ne maîtrise pas la langue française ou soit elle cherche à nous manipuler.
C’est le cas de Karim el hanifi qui explique qu’il y a un pluriel duel, et donc qu’il s’agit d’Ibrahim et d’Ishaq (AS) ! manifestement, il ne connaît pas la règle du pluriel duel, celle de la distinction de l’objet du pluriel et le pluriel duel.

Précisons pour ceux qui débutent en langue arabe un terme qui pourrait constituer un écueil à leur compréhension.
En effet, nous trouvons au début du verset 113 de la sourate As-Saffat : « wa barakna aleyhi wa âla Ishaq… » et traduit par « et nous le bénîmes ainsi qu’Ishaq ».
Le mot « le » pourrait à première vue renvoyer à Ibrahim (AS), mais l’emploi du pluriel duel l’interdit et cela est renforcé par les versets suivants (114 et 115) qui citent en écho les frères Moussa et Haroun avec l’emploi du pluriel duel. Cela signifie que moussa (qui était messager-prophète) et Haroun (qui était prophète) sont à l’image d’Ismaïl (qui était messager-prophète) et Ishaq (qui était prophète) et nous avons le même usage du pluriel duel.
Je pourrais rajouter à loisir d’autres éléments sur l’identité de l’enfant sacrifié dans le coran mais l’approche grammaticale est pleinement satisfaisante, d’autant plus qu’une étude biblique impartiale démontre que l’enfant est bel et bien Ismaïl (AS).

Reconstitution du récit sans l’ellipse
Le but ici est de proposer une vérification du récit en supprimant l’ellipse narrative et conclure sur l’identité de l’enfant sacrifié.
Reprenons donc la traduction en langue française du récit de l’invocation avec la thèse de Karim el hanifi :
« Mon Dieu, fais-moi don d’une progéniture qui soit parmi les pieux.
C’est parce que Ibrahim nous a invoqué que nous lui annonçâmes la naissance d’un premier enfant, Ishaq. Quand Ishaq, premier enfant d’Ibrahim et fruit de l’invocation directe, fût en âge de l’accompagner, il lui dit : « Oh mon tendre fils, je me vois en rêve en train de t’immoler. Vois ce qu’il y a lieu de faire ! »

Puis, nous le rachetâmes par une énorme bête à sacrifier
….
Ensuite, nous lui annonçâmes la naissance d’un deuxième enfant, Ishaq, prophète parmi les pieux.
Nous lui donnâmes Ishaq et Yaâqoub en plus, de manière surérogatoire et nous en fîmes tous des gens de piété.
Nous bénîmes Ibrahim et Ishaq. Parmi leurs descendances, dont l’une ne peut se réclamer de l’autre car distincte l’une de l’autre, il y a l’Homme bon et celui qui est manifestement injuste avec lui-même.
La louange est Allah qui m’a donné dans ma vieillesse, de manière miraculeuse, Ismaïl et Ishaq, Mon Dieu est certainement celui qui entend et exauce les invocations ».
Voyons maintenant la même démonstration avec la traduction qui tient compte de la structure grammaticale et de leurs règles inhérentes :
« Mon Dieu, fais-moi don d’une progéniture qui soit parmi les pieux.
C’est parce que Ibrahim nous a invoqué que nous lui annonçâmes la naissance d’un premier enfant, Ismaïl. Quand Ismaïl, premier enfant d’Ibrahim et fruit de l’invocation directe, fût en âge de l’accompagner, il lui dit : « Oh mon tendre fils, je me vois en rêve en train de t’immoler. Vois ce qu’il y a lieu de faire ! »

Puis, nous le rachetâmes par une énorme bête à sacrifier
….
Ensuite, nous lui annonçâmes la naissance d’un deuxième enfant, Ishaq, prophète parmi les pieux.
Nous lui donnâmes Ishaq et Yaâqoub en plus, de manière surérogatoire et nous en fîmes tous des gens de piété.
Nous bénîmes Ismaïl et Ishaq. Parmi leurs descendances, dont l’une ne peut se réclamer de l’autre car distincte l’une de l’autre, il y a l’Homme bon et celui qui est manifestement injuste avec lui-même.
La louange est Allah qui m’a donné dans ma vieillesse, de manière miraculeuse, Ismail et Ishaq, Mon Dieu est certainement celui qui entend et exauce les invocations ».

Nous voyons que la dernière version est celle qui est correcte à tous points de vue. Cependant, la répétition du nom Ismaïl vient alourdir le texte et une critique grammaticale aurait relevé cette redondance. Pour cette raison, il y a une ellipse narrative qui vient « enlever » cette lourdeur et donner une aération au récit. C’est l’objet principal de cette figure de style.

Al hamdoulillahi wahdah

Nordine Bennecer.

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Re: LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM

Ecrit le 13 mai 2020, 07:02

Message par Mormon »

4/MELCHISEDECH, ISMAEL, ISAAC


Melchisédek

Abraham avait un illustre contemporain: le grand-prêtre Melchisédek sous l'autorité duquel il se trouvait et auquel il remit la dîme de tout après qu'il fût revenu vainqueur de Kedorlaomer et des rois qui étaient avec lui (voir Gen. 14:20).

" Considérez combien est grand celui auquel le patriarche Abraham donna la dîme du butin." (Héb.7:4).

Melchisédek était roi de Salem (Jérusalem) - Melchisédek (signifiant roi de paix) et Sem (fils de Noé), étaient peut-être une même et unique personne.

Melchisédek était sacrificateur du Dieu Très-haut (voir Gen. 14:18). Il avait la haute prêtrise, celle qui était selon l'ordre du Fils unique de Dieu:

" Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l'ordre de Melchisédek." (Héb.7:21).

Cet ordonnance d'autorité est la marque attestant que l'Eglise de l'ordre patriarcale possédait déjà la plénitude de l'Evangile de Jésus-Christ:

" Il y a ainsi abolition d'une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité, car la loi n'a rien amené à la perfection, -et introduction d'une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu (...) car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l'est devenu avec serment par celui qui lui a dit: Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l'ordre de Melchisédek. Jésus est par cela même le garant d'une alliance plus excellente." (Héb. 7:18, 21-22).

Il est écrit:

" Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : Il était sacrificateur du Dieu Très-haut" (Gen. 14:18).

En cette occasion, Melchisédek administra la Sainte-Cène à Abraham en l'honneur du futur sacrifice du Fils de Dieu, puis le bénit (voir Gen. 14:18-19). C'est aussi Melchisédek qui, très probablement, transmit la prêtrise à Abraham (autorité de Dieu déléguée à l'homme); et celui-ci devint à son tour sacrificateur du Dieu Très-haut.

Certains prétendent que Melchisédek était quelqu'un de mystérieux parce que "sans père, sans mère, sans généalogie" (voir Héb. 7:3).

En fait cela a été mal traduit, c'est sa prêtrise ou autorité sacerdotale qui remonte à Dieu et qui n'a donc pas de commencement ni fin de jour; elle est co-éternelle à Dieu, "sans père, sans mère, sans généalogie".

Melchisédek était un grand-prêtre éminent et il était si fidèle que l'Eglise de son temps avait donné son nom à la prêtrise qui était selon l'ordre du Fils de Dieu ou prêtrise de Melchisédek, cela probablement afin de ne pas répéter toujours le nom de Dieu.

Nous en déduisons que c'est Dieu lui-même qui ordonna Jésus à cette autorité avant qu'il commença son ministère terrestre:

" L'éternel l'a juré, sa décision est irrévocable: Tu es sacrificateur pour toujours, A la manière de Melchisédek" (Psaume 110:4).


Ismaël

Saraï, la femme d'Abraham était stérile; dans Gen. 16:3, il est dit:

" Alors Sara, femme d'Abraham, prit sa servante égyptienne Agar, et la donna comme femme à Abraham, son mari, après qu'il eut habité dix ans dans le pays de Canaan."

L'ange de l'Eternel dit à Agar:

" Je multiplierai beaucoup ta descendance, et on ne pourra la compter tant elle sera nombreuse " (Gen. 16:10).

Agar, deuxième femme d'Abraham, devint enceinte et elle lui donna un fils alors à l'âge de 86 ans. Abraham l'appela "Ismaël", du nom que l'ange ordonna à Agar de l'appeler (signifiant Dieu a entendu).

Et plus tard, à 99 ans, Dieu dit encore au sujet d'Ismaël:

" A l'égard d'Ismaël, je l'ai entendu: je le bénirai, je le rendrai fécond et je le multiplierai à l'extrême; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation" (Gen. 17:19).

Ismaël fut béni que de la bénédiction d'une postérité nombreuse; mais bénédiction n'ont liée à l'alliance (c'est-à-dire comme chacun de nous pourrait recevoir individuellement à cause de sa fidélité).

Le fait d'avoir été circoncis n'atteste pas qu'Ismaël devait porter l'héritage prophétique de l'alliance que Dieu fit avec Abraham; cela n'était que le signe que lui et sa descendance étaient de la postérité d'Abraham, qu'elle devait marcher le coeur pur (circoncision du coeur), et rester dans l'Evangile en soutenant l'Eglise ou le lignage porteur de l'office prophétique.

A propos d'Ismaël, Paul déclara:

" Mais celui de l'esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse." (Gal. 4:23).
Cette assertion n'était qu'une constatation prophétique et historique pour souligner que deux mondes allait séparer la postérité d'Isaac et celle d'Ismaël.

Ismaël qui persécutait déjà Isaac fut renvoyer sans héritage, hors de la terre sainte qui symbolise le paradis, et sans l'office prophétique qui symbolise l'élection. Ce fut pour lui et sa postérité une contre alliance; Paul compare même son moindre statu au niveau de la loi de Moïse donnée à Israël à cause de sa rébellion, en opposition à la nouvelle alliance en Jésus dont Abraham reçu dans sa plénitude ... Paul fait bien puisque l'islam tient à se justifier par la loi de Moïse en l'instrumentalisant pour s'opposer!... De plus, la descendance d'Ismaël n'a jamais cessé de lutter contre le peuple élu, tout comme Satan n'a jamais cessé de lutter contre l'Israël spirituelle depuis la création du monde. En fait Ismaël, né de la chair, symboliquement, cela signifie qu'il est du monde, c'est-à-dire n'ayant pas de part au paradis, en opposition à Isaac qui est né de l'Esprit, étant du céleste symbolisant le peuple de l'alliance ou les élus du paradis.

Et Paul de rappeler concernant l'attitude permanente de la descendance d'Ismaël:

" et de même qu'alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l'Esprit, ainsi en est-il encore maintenant " (Gal.4:29).

Ce qui fut annoncé à Abraham en d'autres termes:

" Il sera comme un âne sauvage (faisant probablement allusion à la vie nomade des arabes d'autrefois). Sa main sera contre tous, Et la main de tous sera contre lui; Il demeurera face à tous ses frères" (Gen. 16:12).


Isaac, seul héritier de la promesse.

Par la descendance d'Issac, Dieu béni Abraham d'une postérité qui croîtrait jusque dans la vie éternelle:

" Certainement, ta femme Sara va te donner un fils; et tu l'appelleras Isaac. J'établirai mon alliance comme une alliance perpétuelle avec lui et sa descendance après lui..." (Gen. 17:19).

" Mais Dieu dit à Abraham: Que cela ne déplaise pas à tes yeux, à cause de l'enfant et de ta servante. Accorde à Sara tout ce qu'elle te demandera; car c'est d'Isaac que sortira une postérité qui te sera propre " (Gen. 12:21).

" Mais en ce qui concerne mon alliance, Je l'établirai avec Isaac que Sara te donnera l'année prochaine." (Gen. 17:21).

" Prends donc ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac..." (Gen. 22:2).

" Abraham donna tous ses biens à Isaac " (Gen. 25:5).

Abraham fut âgé de 100 ans, et Sara 90 ans à la naissance d'Isaac, Dieu déclara à Abraham peu après la naissance d'Isaac, et 14 ans après celle d'Ismaël:

"... car c'est par Isaac que tu auras une descendance qui porte ton nom." (21:12).


Isaac le Fils unique, pourquoi ?

- Il fut l'unique fils de la première épouse d'Abraham, Sara; Isaac héritait donc du droit d'aînesse et de l'office prophètique qui lui était attaché.

- Il fut le fruit d'un double miracle: Sara était stérile et très âgée.

- Il fut le résultat d'une promesse divine et son nom fut donné à l'avance par Dieu (voir Gen. 17:19).

- Il fut celui choisi pour que sa descendance soit celle d'Abraham (ou celle du Christ à travers l'Evangile), ou le peuple qui symboliserait les élus de toute la terre à travers l'office prophétique.

- Il est celui à l'origine du lignage d'Israël par lequel une majorité d'esprit nobles viendraient prendre un corps afin de servir et bénir l'humanité, notamment par la mission de Jésus-Christ.

- Il est celui qui sauverait l'humanité par sa capacité à reprendre l'alliance à son compte grâce à son intégrité et à son courage.

- Isaac était le fils unique parce que celui par lequel la postérité d'Abraham se prolongerait sur terre et dans les cieux.

- Il est le seul enfant qu'Abraham n'envoya pas habiter à l'étranger (voir Gen. 25:5).

- La postérité de Isaac sera la descendance de référence d'Abraham:

" Et l'Éternel dit à Abram: Sache que tes descendants (les Hébreux) seront étrangers dans un pays (Egypte) qui ne sera point à eux; ils y seront asservis, et on les opprimera pendant quatre cents ans" (Gen. 15:13).

En résumé:

C'est le droit d'aînesse, selon l'ordre patriarcale, qui détermine l'héritage de l'appel prophétique. Comme ce droit ne pouvait se perpétuer qu'à travers le premier-né de la première femme; bien qu'Agar fut prise pour femme (légitime), Ismaèl ne fut et demeura que l'aîné selon la chair, n'ayant donc pas droit à hériter de la promesse que Dieu fit Abraham en vertu de laquelle sa postérité serait une bénédiction pour toute la terre.
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Re: LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM

Ecrit le 13 mai 2020, 07:22

Message par Saint Glinglin »

Nous savons que les prophètes des fils d’Israël ne sont venus que pour leur propre peuple et non pas pour l’humanité entière. Même Jésus (AS) a affirmé qu’il n’était « envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël » (Matthieu 15 24)). La mission universelle de ce dernier est aussi affirmée dans la finale de Marc dont on sait qu’elle est un ajout tardif et qui, selon Bart Ehrman comporte en plus une faute d’orthographe.
Le Temple a été détruit donc les Juifs ont refusé Jésus donc il est venu pour l'humanité.

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Re: LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM

Ecrit le 13 mai 2020, 08:36

Message par Mormon »

5/SGNIFICATION DES SACRIFICES D?ANIMAUX


Depuis l'époque d'Adam et Eve jusqu'à Moïse, et de Moïse jusqu'à Jésus-Christ, la postérité d'Adam offrit en sacrifice les prémices des champs ou les premiers-nés du troupeau pour préfigurer le sacrifice expiatoire du premier-né des enfants d'esprits de Dieu, à savoir Jésus-Christ (voir Col.1:15, Héb.1:6 et Col.1:18).

Pourquoi le porc était-il impur parmi Israël ?

Cela ne concernait que le peuple d'Israël en tant que rassemblement d'esprits de choix préordonnés pour être la lumière prophétique des nations. Pour cela, Israël était comparé à une bergerie peuplée d'agneaux ; les autres peuples, eux, étaint symbolisés par d'autres races d'animaux décrètés plus ou moins purs ou impurs. Les porcs représentaient les peuples des alentours les plus hostiles et les plus corrompus - lesquels font encore, actuellement, la guerre à Israël à travers leur descendance. Ne pas en manger signifiait se pas faire alliance, et particulièrement de se donner à eux en mariage, d'embrasser leurs traditions et s'exposer à disparaître.

Il était donc impossible d'épouser un incirconcis, non pas en rapport à l'acte d'abblation, mais parce que ces peuples étaient non seulement incirconcis de chair mais aussi de coeur, tant ils s'étaient volontairement corrompus. Ils avaient rejeté l'Evangile des patriarches. Ce n'est donc pas une question de qualité de la viande de porc ou d'autres espèces, mais une exhortation au peuple à ne pas se mélanger avec les incroyants et perdre sa foi, son identité et sa responsabilité prophétique universelle.

Il était exigé que les animaux soient sans défaut tout comme le Fils de Dieu l'a été par sa vie sans péché. Provenant d'une espèce noble tel que le mouton pour symboliser les élus du paradis, ou l'Israèl spirituelle que le peuple d'Israèl incarnait symboliquement. L'ordonnance fut établie pour rappeler au peuple que Jésus-Christ, le premier-né du Père, serait sacrifié pour les péchés du monde et qu'il était l'unique source de salut vers laquelle le peuple devait se diriger.

Dans chaque offrande ou holocauste il y avait au moins trois objets distincts présentés: l'offrande, le prêtre et le donnateur.

Quelle est l'importance de chacun d'entre eux ?

Qu'est-ce donc que l'offrande? Et le prêtre? Et le donnateur? L'offrande c'est le Christ; le prêtre c'est le Christ; le donnateur c'est le Christ.

1) Le Christ en tant que donnateur: le Christ présente l'offrande à Dieu à la place de l'homme pécheur qui ne peut pas lui-même se présenter directement devant Dieu à cause de son imperfection.

2) Le Christ en tant qu'offrande: dans la personne du donnateur se trouve aussi l'offrande puisque le donnateur ne peut pas présenter autre chose que lui-même en sacrifice acceptable de par sa perfection absolue.

3) Le Christ en tant que prêtre: le donnateur et l'offrande étant une seule et même personne divine, le sacrifice ne pouvait donc être accompli que par un sacrificateur parfait et divin, médiateur entre Dieu et l'humanité; c'est pourquoi le Christ administra lui-même son propre sacrifice pour accomplir l'expiation, vaincre la mort et nous remettre en présence de Dieu par le pouvoir de la rédemption et de la résurrection.

Pourquoi le donnateur mettait-il les mains sur le sacrifice ?

L'imposition des mains était une partie importante de chaque sacrifice; elle signifiait transmission et délégation et impliquait la représentation, en sorte que cela indiquait réellement que le sacrifice se substituait au sacrificateur. Par conséquent, il était toujours accompagné d'une confession du péché et de prières.

Le mot traduit par "expiation" vient d'un mot hébreu signifiant "couvrir ou cacher". L'implication n'est pas que le péché n'existe plus, mais que le péché a été recouvert ou effacé de devant Dieu par sa grâce ou sa bonté aimante.

Cette pratique montre que le sacrifice avait un aspect et un symbolisme double. Tout d'abord - et avant tout - il représentait le seul sacrifice qui pouvait en fin de compte apporter la paix par l'espèrance de la résurrection et l'obtention de la rémission des péchés, à savoir le sacrifice du Fils de Dieu annoncé depuis le début et sur lequel était totalement centrée la loi de Moïse; et l'imposition des mains montrait qu'il y avait transfert d'identité comme pour nous rappeler que le sacrifice expiatoire de Jésus consista à ce qu'il prenne sur lui les péchés personnels de tous les hommes pour leur permettre d'être rachetés à condition qu'ils se repentent.

Comme quoi, la loi des sacrifices d'animaux est une caractéristique christique majeure ayant été remplacée par l'ordonnance de la sainte-céne après le sacrifice et la résurrection du Seigneur. L'expiation dans le sacrifice d'animaux servait à montrer que l'homme redevient UN avec Dieu dans le Christ et par le Christ.
Modifié en dernier par Mormon le 13 mai 2020, 17:14, modifié 1 fois.
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Re: LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM

Ecrit le 13 mai 2020, 11:15

Message par Saint Glinglin »

Cela vaut bien du Prisca.

Mormon

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Re: LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM

Ecrit le 13 mai 2020, 11:34

Message par Mormon »

6/L'ALLIANCE D'ABRAHAM


Dieu apparut à Abraham et lui déclara que le pays de Canaan serait la terre de son héritage, symbolisant la terre dans sa gloire paradisiaque définitive:

"Je donnerai ce pays (Canaan) à ta descendance. Abraham bâtit là un autel à l'Eternel qui lui était apparu." (Gen. 12:7).

La descendance d'Isaac au paradis (de même qu'Adam aurait dû posséder une descendance dans le jardin d'Eden) était symbolisée sur terre par sa postérité issue d'Isaac et de Jacob en possèssion de toute l'autorité prophétique de guidance divine :

"... car c'est d'Isaac que sortira une postérité qui te sera propre " (Gen. 12:21).

Dans cette perpective éternelle, Dieu lui promit une descendance infinie sur terre et donc dans les cieux:

"Je rendrai ta descendance comme la poussière de la terre, en sorte qu'on ne pourra pas plus la compter que l'on ne peut compter la poussière de la terre." (Gen. 13:16).

C'est-à-dire la promesse de la vie éternelle en tant que co-héritier avec Christ:

" J'établirai mon alliance avec toi, et je te multiplierai à l'extrême. Abraham tomba face contre terre et Dieu lui parla en ces termes: Pour moi, voici mon alliance avec toi: Tu deviendras le père d'une foule de nations. On ne t'appellera plus du nom d'Abram (signification: père élevé), mais ton nom sera Abraham (signification: père d'une grande multitude), car je te rends père d'une foule de nations: Je te rendrai extrémement fécond, je ferai naître de toi des nations, et des rois sortiront de toi. J'établirai mon alliance avec toi et ta descendance après toi, dans toutes les générations: ce sera une alliance perpétuelle, en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de tes descendants après toi. Je te donnerai, et à tes descendants après toi, le pays dans lequel tu viens d'immigrer, tout le pays de Canaan, en possession perpétuelle, et je serai leur Dieu " (Gen. 17:2-8).

L'alliance établit avec Abraham comprend donc quatre volets:

1) Sa descendance sera au bénéfice de l'office prophétique évangélique.

2) La garantie d'une descendance littérale et distincte avec laquelle son alliance se poursuivrait (exclusivement par Isaac et Jacob, voir Genèse 17:19) en se prolongeant sur terre et dans les cieux.

3) Une terre de promission comme possession perpétuelle (la terre sainte) symbolisant la terre qui sera l'héritage céleste des justes à la résurrection (voir Matt.5:5).

4) A travers le ministère du peuple d'Israël, toutes les nations de la terre seront bénies par le brassage du sang d'Israël avec le reste du monde et par la prédication universelle de l'Evangile (voir Gen. 18:18).

Contracter des alliances, pourquoi?

En contractant des alliances et en prenant des engagements avec Dieu, on s'engage par notre intégrité à agir d'une certaine manière. Ces dispositions constituent une fortification contre les puissances de l'opposition. En d'autres termes, les alliances donnent un sentiment de responsabilité et donnent la force d'agir positivement et empêche le laisser-aller. Contracter des alliances peut aider l'homme à abandonner la routine ou les habitudes du passé du fait qu'il se fixe clairement la voie à suivre et s'oblige ensuite à rendre des comptes de sa situation à Dieu et à d'autres personnes le représentant.

Le respect des alliances entraîne toujours des conséquences positives, et la violation des alliances entraîne toujours des conséquences négatives. Quand une personne prend des engagements alors qu'elle en connaît parfaitement les conséquences, elle unifie les forces qu'elle a en elle et s'assure des bénédictions du ciel. Dieu, voyant qu'elle est disposée à prendre des engagements, lui donne son Esprit, lequel lui apporte la force nécessaire pour persévérer dans la voie qu'elle s'est engagée à suivre.

L'alliance d'Abraham consiste en une addition de petites alliances qui commencent par l'alliance du baptème par immersion pour la rémission des péchés, suivie de l'imposition des mains pour obtenir le don du Saint-Esprit nécessaire pour établir une relation directe et personnelle avec Dieu afin de devenir semblable à lui pour obtenir une plénitude de joie. Dieu, notre Père céleste nous commande d'observer les principes évangéliques en nous soutenant par des alliances et des ordonnances.

C'est pour permettre aux hommes de devenir semblables à lui pour obtenir une plénitude de joie, que Dieu leur commande d'observer les principes évangéliques au moyen d'alliances et d'ordonnances; sans alliance et ordonnances, c'est comme si l'homme cherchait à utiliser une échelle sans échelons pour atteindre la perfection.

Le signe de l'alliance: la circoncision.

La circoncision a été établie à l'origine par les prophètes/patriarches selon le commandement de YHWH comme signe d'appartenance au lignage ou peuple de l'alliance en vertu du principe de prédestination de certains esprits élus pour jeter les fondements de l'oeuvre divine de salut sur terre.

Pour rappeler aussi aux descendants d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, leur vocation de symboliser le peuple élu au paradis; pour les empêcher de se mélanger aux autres nations et prendre le risque de se corrompre jusqu'à perdre leur identité et leur capacité d'honorer leur responsabilité prophétique.

La circoncision, en elle-même, était le moyen physique de rappeler le standard de pureté spirituelle exigé pour hériter individuellement du royaume céleste; ce qui rendait la présence des incirconcis (symbolisant l'impureté et la non égibilité au paradis) au sein du groupe, impossible:

" Un mâle incirconcis, qui n'aura pas été circoncis dans sa chair, sera exterminé du milieu de son peuple: il aura violé mon alliance " (Gen.17:14).

A travers Jésus ayant payé le prix pour chacun, c'est toute l'humanité qui sera appelée et qui devra naître de nouveau pour obtenir une part en Christ dans le royaume de Dieu:

On devra circoncire celui qui est né dans la maison et celui qui est acquis à prix d'argent; et mon alliance sera dans votre chair une alliance perpétuelle. (Gen. 17:13).

La circoncision, en se pratiquant au huitième jour après la naissance des enfants, était pour rappeler la responsabilité des parents d'instruire leurs enfants sur les points de la foi en Jésus-Christ et de la repentance avant l'âge de huit ans, avant l'âge où Satan aurait le droit de commencer à les tenter. Pour cela, elle suggérait aussi charnellement la nécessité pour chacun - pour les hommes spécialement - d'une pureté intérieure et morale irréprochable (circoncision du coeur).

" Voici comment vous garderez l'alliance que je traite avec vous et avec ta descendance après toi: tout mâle parmi vous sera circoncis. Vous vous circoncirez comme signe d'alliance entre vous et moi. A l'âge de huit jours, tout mâle parmi vous sera circoncis " (Gen.17:10-12).

En beaucoup d'endroits le Seigneur dit que la vraie circoncision est la circoncision du coeur. Le coeur qui est "circoncis" est celui qui aime Dieu et obéit à l'Esprit. Les incirconcis de coeur sont méchants, orgeuilleux et rebelles (voir Ezéchiel 44:7; voir aussi Deut. 10:16: Jérémie 4:4; Ezéchiel 44: 4).

Ainsi, donc la circoncision n'était qu'un signe de ce qui devait se produire dans l'homme intérieur par la foi en Jésus-Christ et la repentance.


La circoncision fut ensuite logiquement associée à la loi de Moïse:

" Le huitième jour, l'enfant sera circoncis" (Lévitique 12:3).

Et Jésus déclara à ce propos alors qu’on lui reprochait de faire des guérisons le jour de sabbat :

" Moïse vous a donné la circoncision, non qu'elle vienne de Moïse, car elle vient des patriarches, et vous circoncisez un homme le jour du sabbat." (Jean 7:22).

La loi de Moïse a été prescrite à Israël pour lui apprendre l'obéissance, le bien et le mal, la gravité du péché et les exigences requises pour son salut éternel. Sa sévérité était la marque qu'elle n'était plus que la seule alternative pour empêcher ce peuple de se corrompre, garder la guidance prophétique, rester sur la terre de son héritage, éviter la destruction en se préparant à recevoir Jésus-Christ dans la chair et obtenir l'accès au paradis ou de la terre promise du Ciel.

Jésus fut circoncis et baptisé pour soutenir la loi de Dieu qui fut prescrit à Israël par Jéhovah (Jésus-Christ), ou pour accomplir tout ce qui est juste.

Depuis la mort de Jésus, seule la circoncision du coeur est obligatoire pour aller au paradis, et seule la foi en Jésus-Christ peut nous aider à la réaliser.

Explication:

Le Messie étant né et ayant réalisé l'expiation en faveur de toute l'humanité - ayant ainsi accompli la loi de Moïse qui était centrée sur cet événement à venir - cette marque, la circoncision qui symbolisait, à travers Israël, tous les justes de l'humanité élus pour le paradis, devenait alors inutile puisque toutes les nations se trouvaient désormais rachetées et donc destinées à connaître la bonne nouvelle.

Dieu ne changea pas d'avis, mais la loi (par ses rites et ordonnances), en annonçant l'expiation de Jésus - cette expiation ayant été accomplie - la loi n'avait plus rien a annoncer et n'avait donc plus de sens. L'humanité se trouvait donc rachetée alors dans sa globalité, y compris Israël qui se trouvait sous la condamnation des prescriptions sévères contenues dans la loi de Moïse suite à sa rébellion dans le Sinaï, mais qui avait été victorieux par le succès de la mission de Jésus-Christ.
Modifié en dernier par Mormon le 13 mai 2020, 17:14, modifié 1 fois.
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Re: LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM

Ecrit le 13 mai 2020, 16:18

Message par Etoiles Célestes »

'mazalée' a écrit :
10 mai 2020, 00:42
Donc, depuis plus de 1000 ans pour les juifs et depuis 700 ans pour les chrétiens on croit que l'enfant du sacrifice c'est Isaac et il ne vient pas à l'idée d'Allah de rectifier l'erreur (qui est énorme) en précisant le nom du sacrifié ALORS même que la révélation de l'islam est là JUSTEMENT pour tout rectifier ! (doh)
Quand le musulman est pris à son propre piège... :non:
Allah envoie des diables pour nous égarer à vie, empêchant ainsi toute possibilité de repentir (19.83).
L'Eternel envoie son fils pour nous guider et nous offrir le salut par la repentance (Jean 3:16).

Matthieu 7:15 Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs.

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Re: LE SACRIFICE DU FILS D’IBRAHIM

Ecrit le 13 mai 2020, 17:00

Message par Mormon »

7/L'ESPERANCE D'ABRAHAM


Depuis sa création, l'homme vit dans l'espoir d'une non annihilation de son âme après la mort et d'une résurrection littérale de son corps physique afin de pouvoir être récompensé éternellement selon le degré de justice atteint au moment de sa mort.

Abraham, comme tout le monde, devait donc aspirer après la mort:

- à recouvrer son intégrité physique par une résurrection littérale de son corps, et ne plus être sujet à la maladie, à la souffrance et à la mort

- à recouvrer l’intégralité des éléments qui constituent sa personnalité (caractéristiques sexuelles, talents, souvenirs, expériences et connaissances acquises).

- à retrouver ses êtres chers (parents, épouse(s), enfants, amis...).

- à vaincre le péché et s'épargner du lot détresse personnelle et d'injustice sociale qu'il engendre.

- à atteindre la plénitude dans une autre vie (sagesse, connaissances et pouvoirs) en tant que co-héritier avec Christ.

- à recouvrer son foyer céleste en présence de Dieu.

Car l'homme a été doté d'un potentiel divin dès le début:

" Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance " (Gen.1:26).

Mais il ne le fit pas solitaire, mais un homme complet à l'image et à la ressemblance de Dieu, c'est-à-dire éternellement uni à une femme selon ce que Dieu déclara avant que la mort ne fut introduite:

" Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme " (Genèse 1:2).

Et, Jésus-Christ de confirmer que leur union avait vocation de perdurer à jamais:

" Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.” (Matt.19:6).

Avant d’être chassé du jardin d’Eden, Adam et Eve se trouvaient en présence de Dieu et n'avaient pas besoin de prophète, ils étaient directement visités et instruits par Lui. C'est alors qu'ils reçurent le tout premier commandement:

" Dieu les bénit et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez-vous... " (Gen. 1:28).

En fait, en prenant du fruit défendu, l'homme et la femme se donnèrent tous les moyens pour réaliser un commandenent qu’ils n'auraient pas pu honorer sans cela.

En effet, Adam et Eve ayant fait le bon choix en prenant du fruit défendu pour acquérir la connaissance du bien et du mal, obtenir de la joie et pouvoir avoir des enfants, l’Evangile de Jésus-Christ leur fut présenté aussitôt. C'est dans ce cadre qu'il fut commandé à nos premiers ancêtres d'offrir des sacrifices d'animaux pour préfigurer le sacrifice expiatoire du Fils de Dieu qui viendrait au midi des temps à travers LA femme pour nous aider vaincre Satan:

" Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. " (Genèse 3: 15).

Après cela, Dieu déclara:

" L'Éternel Dieu dit: Voici, l'homme est devenu comme l'un de nous, pour la connaissance du bien et du mal." (Gen.3:22).

Potentiel divin qui fut proclamé comme suit:

" J'avais dit: Vous êtes des dieux, Vous êtes tous des fils du Très Haut " (Ps. 82:6).

Que Dieu lui-même rappela à travers Moïse:

" Parle à toute l'assemblée des enfants d'Israël, et tu leur diras: Soyez saints, car je suis saint, moi, l'Éternel, votre Dieu ". (Lév.11:44).

Ou que l'apôtre Jean déclara à son tour:

” Quiconque à cette espèrance en lui se purifie, comme lui-même est pur. (1Jean:3-3).

Un jour les Juifs dirent à Jésus après qu'il leur laissa entendre qu'il était le Christ, le Fils de Dieu:

" Les Juifs lui répondirent: Ce n'est point pour une bonne oeuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu " (Jean 10:34).

Alors Jésus répliqua magistralement:

" N'est-il pas écrit dans votre loi: J'ai dit: Vous êtes des dieux? " (Ps.82:6).

Puis il ajouta:

" Si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée et si l'Écriture ne peut être anéantie, celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous lui dites: Tu blasphèmes! Et cela parce que j'ai dit: Je suis le Fils de Dieu. Si je ne fais pas les oeuvres de mon Père, ne me croyez pas " (Jean 10: 35-37).

Mais il faisait les oeuvres de son Père:

" Jésus reprit donc la parole, et leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu'il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement." (Jean 5:19).

Jésus indiqua que nous possédons le potentiel pour devenir semblable à Dieu:

"Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait." (Matt.5:48).

C'est ce principe que Paul confirma par cette déclaration:

"...et connaître l'amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu'à toute la plénitude de Dieu ". (Ephésiens 3:19).

En fait, à la lumière de tout ce que l'on vient de mentionner, c'est un peu près comme si Jésus avait déclaré " Suivez-moi, et devenez des Dieux après avoir appelés à être des dieux en tant qu'enfants de Dieu. "

Ce que Jésus déclara sans ambigüité:

" Et, lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi (Jean 14:3).

A rapprocher de la promesse qu'il fit au "bon serviteur" de la parabole:

" Je vous le dis en vérité, il l'établira sur tout ce qu'il possède " (Matthieu 24:47).

En fait, dans ce passage, en lui montrant l'étendue des cieux, Dieu déclara tout simplement à Abraham qu'il deviendrait comme lui :

" Et, après l'avoir conduit dehors, il dit: Regarde vers le ciel, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit: " Telle sera ta postérité.” (Gen. 15:5).

>>> Et, dans Genèse 17:1-6, dans des circonstances semblables :

" Je te rendrai fécond à l'infini...."

Est-ce avec une vie même très longue d'une durée de 175 ans sur le petit territoire de la Palestine qu'Abraham aurait pu concrétiser une telle promesse?

La terre promise de Canaan offerte à Abraham en héritage éternel, ne symbolisait-elle pas le paradis de Dieu, comme le peuple d’Israël les élus qui en hériteraient, cette vraie terre promise pour chacun de nous où il y aura des possibilités illimitées pour tous?

Cette promesse à Abraham, ne correspondait-elle pas à un retour en Eden avec tout ce qui manquait à Adam et Eve avant la chute: la joie, la connaissance de l'amour et la possibilité d’une postérité infinie et éternelle en vertu du premier commandement reçu dans le jardin d'Eden avant que la mort ne fut introduite:

" Dieu les bénit et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez-vous... " (Gen. 1:28).

C'est pourquoi, comme en Eden, sur terre comme dans la résurrection:

" Dans le Seigneur, la femme n'est point sans l'homme. "

Aussi Jésus n'a-t-il pas également déclaré:

" Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ."

De retourner en présence de Dieu et partager sa nature en devenant semblable à Lui et à son Fils Jésus-Christ, en tant que Père à perpètuité dans la résurrection, n'est-ce-pas là la vie éternelle et le connaître alors parfaitement?

Quand on reçoit l'Evangile et que l'on naît de nouveau, on devient fils ou fille du Christ; et, comme le Christ est de la descendance d'Abraham, on fait alors partie automatiquement de la postérité d'Abraham:

" Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse " (Galates 3: 29).

Et Pierre de souligner que l'homme et la femme seront réunis dans le royaume des cieux à jamais:

" Maris, montrer à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un sexe plus faible; honorez-les, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. Qu'il en soit ainsi, afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières. " (I Pierre 3:7).

Abraham et les patriarches/prophètes avant lui, depuis Adam, offraient les prémices des champs et les premiers-nés du troupeaux en holocaustes pour montrer leur foi dans le sacrifice expiatoire futur de Jésus-Christ, lequel fut annoncé ainsi dès le début afin que l'homme puisse espérer en sa résurrection, se repentir et revenir en présence de Dieu.

Jésus, évoqua en ces termes cette situation nouvelle de retour au paradis sur une terre immortelle en présence de Dieu, comme était en présence de Dieu Adam et Eve avant la chute:

" Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre ! " (Matt. 5:5).

" Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! " (Matthieu 5:8).

Devenir tel que le Christ qui est tel que Dieu par la grâce de l'amour d'un Père parfait et tout-puissant, n'est-ce-pas ce qu'il a été promis à Abraham?

" Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous seront n’a pas été manifesté; mais nous savons que lorsque qu’il sera manifesté, nous serons semblable à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est.” (1 Jean 3:2).

Oui, comment pourrions-nous êtres parfaits comme notre Père céleste est parfait sans devenir comme lui?

C'est en cette espèrance qu'Abraham se réjouit autant par Jésus:

" Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu'il verrait mon jour: il l'a vu, et il s'est réjoui. " (Jean 8: 57).

Les descendants littéraux ou par adoption d'Abraham, fidèles à l'Evangile, continueront ainsi à toute éternité en tant qu'héritiers de tout ce que le Père possède:

" L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui. " (Rom.8:16-17).

Et, de bien préciser qu'il ne s'agit pas d'un lot de consolation, mais de la même part de vie éternelle que le Christ lui-même:

"...et connaître l'amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu'à toute la plénitude de Dieu ". (Eph.3:19).

En fait, un chrétien authentique devrait comprendre que l'alliance que Dieu contracta avec Abraham n'était ni plus ni moins que de se rendre digne du modèle originel de vie du jardin d'Eden géré selon l'antique ordre patriarchale après la chute; lequel model consista en un Evangile de famille éternelle dans sa forme achevée (le genre de vie appelé "vie éternelle" dans la résurrection).

En somme, l'Evangile d'Abraham consiste en la promesse de goûter à toute la gloire de Dieu, laquelle est composée par la manifestation de son amour dans l'univers par le peuplement d'un nombre innombrable de mondes:

" Les cieux racontent la gloire de Dieu, Et l'étendue manifeste l'oeuvre de ses mains". (Prov.19:1).
Le Livre de Mormon online :
UN AUTRE TEMOIGNAGE DE JESUS-CHRIST
http://www.lds.org/scriptures/bofm?lang=fra
EGLISE de JESUS-CHRIST des SAINTS des DERNIERS JOURS

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