L'amour des soufis pour les 3 califes (série :soufi/chiite rien a voir )

Le chiisme (ou chî`isme) constitue l'une des trois principales branches de l’islam. Il regroupe environ 10 à 15 % des musulmans, dont 90 % de la population iranienne.
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alishoune

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L'amour des soufis pour les 3 califes (série :soufi/chiite rien a voir )

Ecrit le 31 mai 2020, 08:31

Message par alishoune »

LES SOUFIS ONT L AMOUR DE AHL BAYT PUISQU IL ACCEPTE ALI COMME LA PORTE SPIRITUEL DU PROPHETE SWS
MAIS AUSSI LES 3 CALIFES QU ILS CONSIDERENT COMME DES SAINT

POUR LA MAJORITE DES SOUFI SAUF LES NAQSHBANDI

LE CALIFA POLITIQUE A ETE A ABU BAKR LE GRAND SAINT
ET LE CALIFA SPIRITUEL A ALI

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POEME D AMOUR
FARID DIN ATAR SUR OMAR

Le maître spirituel, l'imâm doté de solides connaissances dans les sciences islamiques, un océan de savoir doté de charismes et de dévoilements spirituels, l'illustre poète, l'amoureux du Très-Haut, le serviteur muhammadien, la fierté du monde persan, le martyr face aux mongols le célèbre Farîd ud-Dîn Attâr a écrit dans son Manṭiq al-ṭayr (Le langage des oiseaux) ce magnifique poème en l'honneur de notre maître 'Umar Ibn al-Khattâb, le compagnon du Prophète, le promis au Paradis, le protecteur des ahl ul bayt, le calife des musulmans, le juste et l'équitable envers les créatures du Tout-Miséricordieux, le doté d'inspiration divine confirmée par la Révélation :


« Le seigneur de la Loi, soleil de toute foi
Ombre d'Allâh et flambeau de la voie (1)

Le discernement même, Farûq le bien-nommé.
Il fut en vérité le sceau de l'équité
Perspicace, il devançait la Révélation

Pour lui, Allâh au début envoya le tâhâ (2)
Pour qu'il soit purifié et aussi redressé

Le hâ dedans son cœur se fit soupir d'amour
Heureux qui pour l'amour de Hû geint et soupire

C'est 'Umar qui, selon les dires du Prophète
Sera le premier nommé à traverser le Pont (3)

Celui-là le premier saisira le heurtoir
Du paradis. Quel rang de gloire sera le sien (4) !

Puisque dès le début Allâh lui donnera la « main »
Il le mènera enfin où Il est, avec Lui

La Religion par sa justice fut accomplie
Il libéra le Nil et apaisa la terre (5).

Flambeau du Paradis, à l'ombre de sa flamme
Nul ne connaissait l'ombre de l'assemblée des âmes

Si le flambeau lumière n'étend jamais son ombre
Comment alors son ombre faisait fuir le démon (6).

Lorsqu'il parlait, sa langue était la vérité
Au miroir de son coeur, Allâh devenait visible.

Tantôt le feu d'amour lui consumait son âme
Tantôt de dire le Vrai, c'est sa langue qui brûlait

C'est de le voir ainsi, se consumer sans cesse
Que Muhammad le dit : « flambeau du Paradis » ».
(1) Allusion au hadîth prophétique : « 'Umar ibn al-Khattâb est le flambeau des habitants du Paradis ».
(2) Il s'agit des deux lettres mystérieuses qui sont données au début de la Sûrah 20, nommée Tâhâ. C'est en écoutant ces versets qu'Umar aurait reconnu la beauté et le mystère divin du Qur'ân, l'ayant conduit à embrasser l'Islam et à en devenir l'un de ses plus fervents défenseurs.
(3) Il s'agit du pont que l'âme doit traverser après la mort physique, lors du chemin vers l'Au-delà.
(4) Allusion au hadîth prophétique : « Le premier à qui Allâh donnera la « main » et qu'Il saluera et fera entrer au Paradis est 'Umar ».
(5) Ce sont deux prodiges réalisés par 'Umar (par la Grâce Divine). Dans le premier cas, il a libéré l'eau du Nil qui ne coulait plus, et dans le second cas, il aurait arrêté un tremblement de terre à Médine.
(6) Allusion au hadîth prophétique disant que les diables fuyaient en apercevant 'Umar, en raison de son rang spirituel, de sa crainte d'Allâh, et de son amour pour la Vérité et la Justice.

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POEME DE ATAR SUR OTHMAN

Le maître spirituel, l'imâm doté de solides connaissances dans les sciences islamiques, un océan de savoir doté de charismes et de dévoilements spirituels, l'illustre poète, l'amoureux du Très-Haut, le serviteur muhammadien, la fierté du monde persan, le célèbre Farîd ud-Dîn Attâr a écrit ce magnifique poème en l'honneur de notre maître 'Uthmân Ibn Affân, l'homme aux deux lumières (qui épousa deux filles du Prophète, la seconde lorsque la première décéda), le pudique, le calife, celui qui fut calomnié, le généreux, le proche du Prophète, le calife des musulmans, celui auquel le Prophète l'associa dans son amour, le martyr :
« Seigneur de la tradition, lumière grandiose
Et plus même puisqu'il possédait les deux lumières (1)

Lui, plongé dans la sainteté et la gnose
'Uthmân, fils d'Affân, sommet de la religion

L'élévation qu'acquit la bannière de la foi
Elle l'acquit par 'Uthmân, commandeur des croyants

La lumière de son coeur, lui l'homme aux deux lumières
Fut un titre de gloire acquis par les deux mondes

Un deuxième Yûsuf, au dire de Muhammad
Océan de vertus, mine de fidélité.

Lui qui donna sa vie pour défendre les siens
Qui les favorisa au risque de tout perdre

On lui trancha la tête justement pour cela
Lui demandant des comptes d'avoir placé ses proches (2)

Il déploya son art en matière de guidance
Et ce fût en son temps que s'étendit (considérablement) l'Islam

La foi se répandit dans le monde en son temps
Le Qur'ân par son ordre fut enfin rassemblé (en un corpus unique)

Le sayyîd des seigneurs disait à son propos :
« Même les anges aux cieux s'inclinent devant lui ! »

Et le Prophète a dit qu'au Jour du dévoilement
Allâh ne demandera pas de comptes à 'Uthmân

Comme il n'était pas là le jour de l'Alliance
Le Prophète lui-même pour lui scella le pacte (3)

Ceux qui étaient présents s'exclamèrent : « Comme 'Uthmân
Ah, si nous aussi, nous avions été absents ! » ».

(1) Son nom des Deux Lumières lui vient du fait qu'il a épousé 2 filles du Prophète, Ruqayya et Umm Khaltûm, ainsi que du fait qu'il passait ses nuits à prier et à lire le Qur'ân, qui sont aussi des lumières pour le croyant.
(2) C'est ce que lui ont reproché un certain nombre de personnes. Or, tout d'abord mettre ses proches n'est pas un péché en soi si cela permet de bien administrer l'empire, ensuite sur la totalité des gouverneurs et responsables sous son règne, même pas la moitié n'était des membres de sa famille. Toutefois, certains opportunistes et hypocrites se sont retournés contre 'Uthmân et ont alimenté la fitna. Des shiites lui feront le même reproche alors que pour eux, seuls des ahl ul bayt doivent être califes et proches du pouvoir, ce qui est incohérent.
(3) Le jour où le Prophète passa un pacte de fidélité et l'allégeance avec ses compagnons, 'Uthmân était absent en raison d'une mission importante que le Prophète lui avait confié, et c'est pourquoi le Prophète étendit le bras en son nom pour sceller leur engagement, car connaissant les qualités d'Uthmân et la sincérité de sa foi.

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IBN ARABI SUR ABU BAKR

Il dit dans ses Futûhât al-Makkiyyah (chapitre 369 : « De la Connaissance de la Demeure des Trésors de la Générosité » Fî ma’rifat manzil mafâtîh khazâin al-jûd) à ce propos :

« Tel fut le cas (1) d’Abû Bakr as-Siddîq – qu’Allâh soit satisfait de lui ! – avec le Prophète – sur lui la grâce et la paix ! – quand celui-ci mourut. Ce jour-là, tout le monde fut profondément troublé et se mit à dire ce qu’il eût mieux valu ne pas entendre ! Tout le monde fit apparaître son incapacité et son manque de connaissance de l’Envoyé d’Allâh qu’il était censé suivre, à la seule exception d’Abû Bakr, dont l’état demeura inchangé en toute circonstance, car il savait ce qu’il en était, et la vérité profonde de ce qui se passait vraiment. Il monta donc sur le minbar et récita le verset : « Muhammad n’est rien d’autre qu’un envoyé (divin). Les (autres) envoyés sont passés avant lui. S’il meurt ou est tué, retournerez-vous sur vos pas ? Celui qui retournera sur ses pas ne nuira à Allâh en rien ; et Allâh récompensera ceux qui auront été reconnaissants » (Qur’ân 3, 144) (2).

En l’entendant, tous ceux qui avaient été la proie de leur illusion revinrent à eux : c’est à ce moment que les gens prirent conscience de l’excellence d’Abû Bakr sur le reste de la communauté (islamique) (3) ; c’est par là aussi qu’il se montra digne de l’Imâmat et de la préséance (4). Ceux qui lui prêtèrent alors le serment d’allégeance ne le firent pas sans raison.


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Seuls ne le prêtèrent pas ceux qui étaient demeurés dans l’ignorance à son sujet et, par là même, dans l’ignorance au sujet de l’Envoyé d’Allâh (5) ;

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ceux qui s’appuyaient uniquement sur leurs vues et leurs interprétations individuelles (car s’ils avaient été plus attentifs, ils se seraient souvenus du fait que), durant sa vie, l’Envoyé d’Allâh avait lui-même rendu témoignage de l’Excellence d’Abû Bakr au sein de la communauté en mentionnant « un secret fixé dans sa poitrine » (6). C’est ce secret qui, en ce jour, manifesta son pouvoir, et il s’agit uniquement de ce que nous venons de rappeler, à savoir la réalisation de la Station de la Servitude (maqâm al-‘ubûdiyya) à son degré parfait (7), sans aucun défaut, tant pour ce qui le concernait lui-même que pour ce qui concernait l’Envoyé d’Allâh. Celui-ci savait bien qu’Abû Bakr as-Siddîq demeurait avec Celui auquel lui-même appelait (les hommes), Allâh (le Très-Haut) ; il n’était pas avec lui (c’est-à-dire avec le Prophète), sinon en ce sens qu’il « voyait » que le discours qu’Allâh lui adressait – gloire à Sa transcendance ! – lui était communiqué par la bouche de l’Envoyé d’Allâh ; et cela pour tout discours qu’il entendait de sa part ; et même davantage : pour tout ce qu’Allâh lui communiquait directement, car Il lui avait donné une balance (mîzân) qui lui permettait de juger ce qu’il devait accepter du Discours (Divin) et ce qu’il devait repousser (8).

Nous avons l’espoir, si Allâh le veut, que notre Station initiatique sera celle-là ; qu’Il n’en fasse pas une prétention infondée (9) car, quant à moi, j’ai eu le goût de cette Station. Je l’ai goûtée d’un goût sans mélange et en ait acquis la connaissance par moi-même (10). De tous ceux qui m’ont précédé dans le temps, je ne l’ai entendue de la part de personne, en dehors d’Abû Bakr as-Siddîq, à la seule exception d’un Initié (min ar-rijâl) mentionné dans la Risâla de Qushayrî, car on rapporte de lui cette parole : « Si les gens se rassemblaient pour faire descendre mon âme au degré d’abaissement où je l’ai mise, ils seraient incapables de le faire ». Un tel propos ne peut être tenu que par celui qui a goûté la saveur de la servitude, et par nul autre. Lorsqu’une assemblée (jamâ’a) eut témoigné en ma faveur que j’étais comparable à ce qu’était Abû Bakr as-Siddîq parmi les Compagnons (11), j’ai su qu’il ne pouvait s’agir que de la Station de la pure Servitude (al-‘ubûdiyyat al-mahda) ; qu’Allâh en soit loué et remercié ! Qu’Allâh accorde à celui qui m’a vu une seule fois dans sa vie cette qualification (de pure servitude) ; qu’elle soit présente dans son âme en ce monde et dans la vie future ! Le « maître du blanc et du noir » a dit dans son livre à propos d’un Initié : « le Connaissant est celui dont le visage est noir dans ce monde et dans l’autre ». S’il faisait allusion à lui-même, c’est qu’il maîtrisait cette Station ; s’il tenait cette parole d’un autre, sans que ce soit sa qualification personnelle, il a tout de même accompli pleinement (pour ce qui le concerne) ce pourquoi l’homme a été créé, car le Très-Haut a dit : « J’ai créé les hommes et les jinns uniquement pour qu’ils M’adorent » (Qur’ân 51, 56), c’est-à-dire : (pour que l’homme Me serve) extérieurement et intérieurement (12) ; Il ne leur a donné aucune part dans (la Station de) la Seigneurie. C’est ainsi qu’il convient que l’homme soit en lui-même : il doit réaliser (en toutes circonstances) le droit de Celui pour qui il a été créé ; s’il ne le fait pas, il n’est qu’un « animal raisonnable » (13). Et Allâh dit le Vrai et indique la Voie ».

(1) [Ce passage fait suite au passage dans lequel le disciple (at-tilmîdh) qui a réalisé la « la Station de la Servitude (maqâm al-‘ubûdiyya) à son degré parfait » à l’instar de son Shaykh ne voit plus chez celui-ci « que l’aspect divin (jânib al-Haqq) parce que celui-ci fait de même : c’est de lui que ce disciple tire la Connaissance, mais il s’en remet à Allâh, non au Shaykh. Le disciple ne cesse de porter la plus grande attention à ce que le Shaykh dit dans son intérêt en toute circonstance : les ordres qu’il lui donne, les interdictions qu’il lui fait, les sciences qu’il lui communique pour son bénéfice ; tout cela, le disciple l’accepte de la part d’Allâh (qui s’exprime) par la langue de ce Shaykh. Le disciple apprend ainsi, par son Shaykh, ce que celui-ci sait à son propre sujet : à savoir qu’il est le lieu de la manifestation des décisions qui émanent de la seigneurie (divine) (mahall jaryân ahkâm ar-rubûbiyyah). De là, si le Shaykh meurt, nul autre que ce disciple ne prendra sa place, car il est seul à connaître l’état (véritable) de son maître ».

(2) [Trad. du verset : wa mâ muhammadun illâ rasûlun qad khalat min qablihi ar-rusulu, afa-iyna mâta aw qutila ‘nqalabtum ‘alâ a’qâbikum, wa man yanqalib ‘alâ ‘aqibayhi fa-lan yadurra-Llâha shay’an wa yajzî Allâha ash-shâkirîn].

(3) [Trad. de la phrase : wa ‘arafa-n-nâs hîna-idhin fadla Abî Bakr ‘alâ-l-jamâ’ah].

(4) [Trad. de la phrase : fa-stahaqqa-l-imâmah wa-t-taqdîm].

(5) [Trad. de la phrase : illâ man jahala minhu mâ jahala aydan min rasûli-Llâh].

(6) [Trad. de la phrase : as-sirr al-ladhî waqara fî sadrihi. Autre témoignage de l’Envoyé d’Allâh – sallallâh ‘alayhi wa sallam – sur l’excellence (fadl) d’Abû Bakr au sein de la communauté est sa parole : « Si je devais prendre un intime ce serait Abû Bakr, mais votre compagnon est l’intime d’Allâh. » ; Law kuntu muttakhidhan khalîlan la’attakhadhtu abâ bakra khalîlan lakinna sâhibakum khalîlu-Llâh (Hadîth cité par Ibn ‘Arabî dans le chap. 359 des Futûhât, Cf. par exemple, Edition de Dâr Sâder, T5, p.310)].

(7) [Il s’agit finalement du maqâm al-‘ubûdah].

(8) [Dans un commentaire du traducteur à la suite de la traduction : « Les termes yaqbulu (accepter) et yaruddu (refuser) sont ceux d’un langage technique relatif à la question de l’authenticité des hadîths. La « balance » dont il s’agit implique la capacité de confirmer l’autorité d’un hadîth dont la transmission est faible ou, au contraire, d’infirmer un hadîth dont la transmission est forte, sur le plan de la transmission historique. C’est là un privilège inhérent à la réalisation suprême et à une « proximité divine… »].

(9) [Trad. de la phrase : wa lâ yaj’alhâ da’wâ ghayr sâdiqah].

(10) [Trad. de la phrase : fa-innî dhuqtu hâdhâ-l-maqâm dhawqan lâ mizâja fîhi a’rifuhu min nafsî].

(11) [Trad. de la phrase : ‘alâ qadami Abî Bakr as-Siddîq mina-s-sahâbah. Le symbolisme des pieds est en relation avec la Voie initiatique (tarîqah) comme l’avait affirmé le Shaykh Muhammad Amîn al-Kurdî (mort en 1332/1914) – radiyallâh ‘anh – dans son Tanwîr al-qulûb : « On entend par l’expression « pied » (qadam) la sunnah (le chemin) et la tarîqah (la Voie) ».].

(12) Sur cette signification, cf. l’étude Aperçus sur la Doctrine akbarienne des jinns, de Charles-André Gilis, p.21-22.

(13) Insân hayawân ; littéralement : un homme-animal ».

Nous nous sommes globalement basés sur la traduction et les annotations du Shaykh Abd ar-Razzâq Yahyâ (Charles-André Gilis) dans son excellent ouvrage Tawhîd et Ikhlâs – Aspects ésotériques (éd. Le Turban Noir, 2006), pp.199-202. Pour le texte en arabe, voir par exemple l’édition de Dâr Sâder, Beyrouth, 1424/2004, T6., pp.89-90.



🔴🔴🔴🔴!!!!(les chiites arrêtez de lire Ibn arabi il est pas des vôtres )

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